Les odeurs nous prennent à la gorge tellement elles sont fortes. On ne regarde pas le sol : il est couvert de traces de jus de noix de bétel et jonché d’épluchures et autres. Nous sommes assis sur des petites chaises d’enfant en plastique et agglutinés les uns à côté des autres. Nous sommes peut être une centaine et le moment de la traversée est une bonne occasion pour les vendeurs ambulants de gagner leur vie. Tout est vendu : friandises, porte-clés, fruits, vêtements, feuilles de bétel, chapeaux…
La saison des pluies arrive et les touristes se font rares, nous en croisons très peu. Alors pour ne pas changer, les regards sont sur nous. On nous scrute dans les moindres détails et on se sent presque dénudé. Mais, dés que nous croisons leurs regards, un sourire immense nous est adressé, ce qui ne nous laisse pas indifférents.
Le voyage ne dure qu’un quart d’heure et au moment de débarquer, deux conducteurs de trishaws qui vont devenir les nôtres le temps de quelques heures, saisissent le fauteuil et le poussent pour gravir la pente raide.
Une église catholique, des temples bouddhistes, hindous et une mosquée se côtoient. Il n’y a aucune voiture (juste quelques camions et des tracteurs) et les seuls transports sont les vélos, les motos et les trishaws. Alors, à la vitesse du pédalage, on admire le paysage et on comprend comment la vie s’organise.
Les maisons sont petites : ils ne vivent pas à l’intérieur, leur vie est dehors ! Proches les unes des autres, elles sont fabriquées de bois, de bambous ou de tôles, enfin de tout ce qu’ils peuvent utiliser et récupérer.
Nous visitons un temple et on propose à Bernard de ne pas descendre de sa nouvelle monture alors il s’exécute et c’est à vélo qu’il est amené au plus près des Bouddhas.
Nous sirotons notre café, bavardons puis reprenons tranquillement le chemin de la visite de l’île. L’eau est comme partout en Asie, rare, alors de grosses jarres en terre cuite sont fabriquées sur place pour servir de récupérateur d’eau au pied de chaque habitation.
oui, ils commencent peu à peu à revivre ; le progrès,l'hygiène reviendront.
RépondreSupprimerAung San Suu Kyi avait suivi des études à Oxford en philosophie, économie et sciences politiques. Elle s'est mariée avec un anglais qui étudiait la culture tibétaine et le bouddhisme et a continué à exercer comme professeur à l'université de Harvard. Ils ont eu deux fils. En 1988 elle est revenue en Birmanie pour s'occuper de sa mère malade. Depuis, Aung a passé ces années en résidence surveillée et parfois en prison. n'ayant pas revu son mari, qui est décédé d'un cancer et qui n'avait pu obtenir un visa pour la Birmanie. Elle a été libérée de ces longues années d'enfermement en novembre 2010. En 1991 elle avait obtenu le prix Nobel de la paix. Ce sont son mari et ses fils qui l'avaient représentée à Oslo. En avril elle a été élue députée au gouvernement actuel birman. Elle a eu un passeport et elle se trouve en ce moment en Angleterre où elle a retrouvé ses enfants après de longues années de séparation. A l'Université d'Oxford on vient de lui remettre son doctorat honoris causa, et elle va aller à Oslo pour prononcer son discours de prix Nobel de la paix.