Voilà, Bernard a retrouvé avec plaisir la joie de pratiquer son sport favori et c’est donc quotidiennement qu’il s’entraîne. Bathma et Uncle Foo participe à un tournoi handi et lui ont proposé de l’inscrire puisqu’il est ouvert à tous.
C’est huit heures du matin et Clancy et Bathma on joué les « taxi drivers » pour nous. Il fallait bien deux voitures pour transporter 6 personnes et 4 fauteuils (Bathma avait un autre fauteuil, plus stable, pour jouer !).
Bathma est un peu en retard et pour cause : elle a embouti gentiment la voiture de son voisin en sortant de chez elle, pas très réveillée. Oups ! Elle a laissé un mot sur le pare brise et la voici qui arrive.
Pétaling Jaya, banlieue nord où nous longeons n’est qu’à une vingtaine de minutes de l’endroit où a lieu le tournoi et nous y sommes rapidement. C’est samedi et à cette heure matinale, pas énormément de circulation.
Ce sont les grandes retrouvailles avec David, Aman, Azila et Jeremy que nous avions rencontrés à la fin de l’année dernière. Le tableau des rencontres se dessine sous nos yeux et les règles du jeu sont données : match à élimination directe, pas de double, compétition dames d’un côté et hommes de l’autre.
Le jeu commence. Mais à ce stade, je laisse la rédaction à l’intéressé…
Le deuxième tour m’oppose à un joueur qui joue d’habitude debout : Hartman est en catégorie 8. Il fait partie de l’équipe de Malaisie. C’est vraiment un bon joueur, et dans tous les domaines. La partie s’engage, il gagne le premier set 11/7, je lui rends la pareille au deuxième sur le même score. L’ambiance est électrique, limite agressive. Il gagne à l’arrache le troisième 13/11, et le quatrième 12/1O. Je râle d’avoir joué avec une aussi mauvaise raquette : bien trop rapide, avec un revêtement qui n’est plus que l’ombre de lui-même.
Hartman prouvera d’ailleurs son niveau en jouant la finale.
Mon bilan : je suis au pire au même niveau qu’en partant, et j’ai énormément appris sur ma façon future de jouer : en gros, les pongistes ont le choix entre la vitesse et le contrôle. Vouloir les deux est illusoire !
Mon bilan : je suis au pire au même niveau qu’en partant, et j’ai énormément appris sur ma façon future de jouer : en gros, les pongistes ont le choix entre la vitesse et le contrôle. Vouloir les deux est illusoire !
Uncle Foo va perdre au même niveau, dans l’autre partie du tableau masculin.
La veille et l’avant-veille de la compétition, Bathma est venue s’entraîner avec moi. Elle m’a demandé de la conseiller, et pendant les deux jours, je lui ai montré comment jouer « juste », je lui aussi expliqué qu’en filles la balle n’allait pas très vite, et que le placement de la balle pouvait lui faire gagner de très utiles et faciles points. Je lui ai conseillé enfin de se motiver tout le long de ses matchs, en se fixant des objectifs immédiats : « ce point, il me faut ce point » et rien d’autre, en gommant tout le reste et surtout le public…
Entre mes matchs je la regarde, et aux changements de côtés je l’encourage et lui redit un peu de ce que nous avions mis au point.
Elle se retrouve en finale contre Azila. Je lui conseille donc de jouer sur la vitesse, parce que j’avais remarqué qu’Azila n’aimait pas ça. Les points et les sets défilent ; à 2-1 pour Bathma je lui dis de changer son jeu : Azila avait compris et remontait doucement. Je propose donc à Bathma de jouer retour de service sur le coup droit, et d’enchaîner petit côté à gauche…. Bien nous en a pris, elle gagne le 4eme set 11/4, et donc la finale !
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