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mardi 6 décembre 2011

HO CHI MINH, La pagode au pilier unique et le temple de la littérature

Les Vietnamiens vouent un grand respect à Ho Chi Minh et aller visiter son Mausolée va de soi. Ho chi Minh est mort en 1969, il avait 79 ans. Ses dernières volontés étaient d’être incinéré et que ses cendres soient répandues dans les trois régions du Viet Nam (le sud, le centre et le nord), mais le parti en décida autrement et son corps fut embaumé. Il est ainsi visible dans son Mausolée en marbre et granit au sein d’un  cercueil de verre.



Nous  sommes accompagnés de Nghia et il ne tarit pas d’explications et d’anecdotes. A peine arrivés sur les lieux, nous devons nous séparer de notre appareil photo et de notre téléphone portable, aucune photo n’est autorisée, nous passons sous un portique de sécurité et les sacs à mains et sacs à dos passent aux rayons. Nous comprenons que tout est contrôlé, des gardes habillés de blanc tous les cinq mètres. Nghia a pris la précaution de nous dire d’être habillés correctement (shorts  et débardeurs sont exclus de la visite), de ne pas parler et  de ne pas rire. Nous faisons la queue et rapidement nous sommes pris en charge par 4 gardes qui portent Bernard pour franchir toutes les marches. Les gardes sont tous originaires du village du Président et on les dit téméraires, courageux et indomptables.

Une trentaine de marches plus tard, nous sommes invités à suivre le mouvement et à la queue leu –leu, nous nous retrouvons dans la salle du cercueil.  Dans la pénombre, l’oncle  Ho est éclairé mais c’est surtout son visage qui est illuminé. Comment expliquer le sentiment que nous avons ressenti ? Nous avons vécu ce moment, car il est fugace : quelques minutes, sans le penser, juste en le vivant. Nous sommes ressortis de là, bouche bée,  aucun mot ne sortait. C’était une émotion très forte car nous avons ressenti  ce profond respect  au personnage et à l’homme.

 En effet, les Vietnamiens aimaient et aiment encore  beaucoup la simplicité de la vie d’Ho Chi Minh.  Il n’a jamais voulu vivre dans le palace présidentiel qui fut la demeure du gouverneur d’Indochine composée du Tonkin, du Hannam, de la Cochinchine, du Laos et du Cambodge. Ho Chi Minh préfèrera vivre comme les paysans dans une maison sur pilotis très simple que nous visitons juste après notre sortie du mausolée. Nghia nous explique qu’il y avait fait agrandir le lac pour que les animaux puissent venir y boire, avait mis des carpes qu’il aimait appeler en frappant des mains. Aujourd’hui, les poissons y sont toujours  et une pêche, deux fois par an, est organisée (anniversaire de la mort d’Ho Chi Minh et le 2 septembre pour la fête nationale). Les poissons sont alors donnés en cadeau sacré aux plus démunis.




Nous nous retrouvons ensuite devant le Mausolée sur un boulevard rectangulaire  pensé pour les défilés militaires  et  jouxté par 79 quartiers de pelouse (l’âge d’oncle Ho à sa mort). Nghia nous explique que les arbres de l’entrée du mausolée sont des frangipaniers, l’arbre de la noblesse. Nous nous tournons et le drapeau du Viet Nam flotte au vent : le rouge, couleur du bonheur et le jaune  celle du riz, du blé et de la prospérité ; l’étoile à 5 branches pour les cinq continents et au centre le Viet Nam. Un autre symbole est celui présent au dessus de la porte d’entrée du palace du gouverneur : la  roue dentée enveloppée par deux épis de riz  représentant l’union ouvrière et paysanne.

Nous nous éloignons  et nous dirigeons vers la pagode au pilier unique et sur le bas côté, un sapotier sur le chemin qui donne des fruits à la forme d’œuf,  très sucrés mais sableux en bouche.





Selon la légende, la pagode fut construite par le roi Ly Thai Tong en l’honneur de la déesse de la compassion (1000 bras et 1000 yeux) Quan Am pour l’avoir aider à avoir un fils. Elle y trône, assise sur une fleur de lotus.


La dernière visite de la journée : le temple de la littérature dédié à Confucius. Il est le lieu de la réussite scolaire. 117 concours nationaux y sont organisés  et pour chacun d’eux, une stèle posée sur une tortue est érigée avec le nom de tous les candidats, les lauréats, la date et les commentaires du roi. Les épreuves sont composées d’une partie littérature et d’une partie d’arts martiaux. (Ces stèles sont reconnues par l’UNESCO).


Une tour datant de 1832 y symbolise la  parfaite harmonie : la forme carrée de la terre (eh oui, ils la pensaient carrée !) et le cercle du ciel. Pour la petite anecdote, quand une femme vietnamienne est sur le départ pour l’accouchement, on ne lui souhaite pas « bon accouchement » mais « bonne terre carrée et bon ciel rond » !! 

Lors de notre visite, ce qui était le plus touchant, étaient les jeunes filles posant dans leur « ao dài » prononcé ( ao zaï) (tunique traditionnelle)  souvent un bouquet à la main pour immortaliser le moment. S’en suivent des prières et des rituels pour porter chance dans leur réussite scolaire : toucher le cou du héron perché sur une tortue (symbole de l’entraide ciel / terre), brûler de l’encens et prier,  donner de l’argent dans les urnes ou bien jeter des billets sur les toits du temple...  Nous sommes arrêtés très souvent parce qu’elles veulent poser avec nous, les enfants : cela donne de très jolies photos car elles sont très belles.













Enfin, Confucius, les mains en Yin et Yang…Nghia nous conseille de les disposer ainsi quand on se couche pour bien dormir car cela permet à l’âme de monter et au corps de rester.











dimanche 4 décembre 2011

Journée Internationale du Handicap


Le  3 Décembre c’est  la journée internationale du handicap. Ici au Vietnam il y a 4,8% de personnes handicapées.  Cette année, grâce à notre ami et guide Nghia, nous y participons à Hanoï.

L’organisation est parfaite.

Tous les handicaps sont présents : sourds, aveugles, invalides civils et militaires, handicaps issus du gaz orange.

Les vietnamiens sont déjà très accueillants, mais ici c’est encore plus fort, on sent vraiment un sentiment  fraternaliste.






Ils viennent vers nous, nous demande d’où on vient, prennent les enfants par la main ou sur leurs genoux et nous prennent en photo.
L’ouverture de la journée est une chanson « La Vie est Belle » :
Nous assistons ensuite à  l’Hymne des Handicapés du Vietnam, puis  à une chanson interprétée par des anciens militaires :


C’est dans cette ambiance festive, que nous sommes présentés à des joueurs handicapés de tennis de table. Deux d’entre eux font partie de l’équipe nationale handisport.

 Nous allons tous chez Nghia, et c’est dans son salon qu’une table de ping est ouverte.


 Deux bonnes heures plus tard, j’étais heureux et fier d’offrir aux deux responsables de la section handisport du matériel qu’Aurélien Wack m’avait donné à cet effet, des raquettes que les joueurs du gard ont bien voulu me confier, et aussi le maillot de mon club de ping : le Tennis Club de Cruviers-Lascours.











Nous nous retrouvons tous ensuite dans un tout petit restaurant de quartier, pour manger une soupe Pho (prononcer feu), à base de nouilles à la farine de riz, viande de bœuf ou de poulet, herbes, oignons et épices diverses, on peut y presser un morceau de citron vert et y faire tremper des morceaux de beignet de pâtes qu'ils appellent pain. En fonction de la région, le goût de la soupe diffère.

L'école de Van-Tho

Nous sommes à Hanoï et avons la chance de rencontrer Nghia, journaliste à la radio La Voix du Vietnam. Il est journaliste mais il nous dit très vite qu’il est aussi  guide, et traducteur dans une association de parrainage d’enfants pauvres, voire orphelins vietnamiens. 
C’est quelqu’un de très sympathique, et il ponctue toutes ses phrases par un rire. C’est grâce à lui et à ses contacts précieux que nous avons été mis en relation avec l’école Van-Tho situé à 100 km au nord de Hanoï au pied de montagnes. Nous sommes heureux de pouvoir aider une école pauvre…
Le colis destiné à cette école  a été envoyé par le regroupement des deux écoles Brignon et Cruviers –Lascours   à Hanoï. Il contient du matériel scolaire pour environ 50 enfants et la correspondance des élèves de l’école primaire de notre village. Deux jours avant, un autre colis préparé par mon club de ping et envoyé par la Mairie de Cruviers contenant du matériel de tennis de table a aussi pris la route d' HanoÏ. Quand nous sommes arrivés, une lettre de la douane nous attendait. Elle expliquait que le 1er colis, celui du ping-pong était arrivé, mais qu’il était en dédouanement, et que nous devions aller le chercher à l’aéroport (une heure de route). Après vérification sur internet en tapant le N° du colis de l’école, nous voyons qu’il est aussi en dédouanement. On se dit qu’avec un peu de chance, nous pourrons récupérer les deux !! Un seul détail nous ennuie : nous sommes la veille de la rencontre, et avons peur que le colis n’y soit pas (nous n’avons pas la lettre correspondante). Nous prenons alors la décision, d’aller acheter des fournitures scolaires pour 50 élèves et  de ne pas prendre le risque d’arriver les mains vides à l’école.

Le lendemain, à la douane, un vrai parcours  du combattant, il nous faut une heure pour récupérer le colis du ping-pong. D’abord pour discuter des taxes, ensuite pour les convaincre de nous laisser prendre le colis : en effet, il est interdit au Viet Nam d’importer des objets d’occasion. Nghia arrive à les convaincre que c’était du matériel sportif m’appartenant, pour participer à des compétitions ici ; et enfin, parce que je n’avais qu’une copie de mon passeport, et qu’il fallait justifier de la date d’entrée au Viet Nam.

Nous avons récupéré, non sans mal, le colis du ping ; mais malheureusement, comme nous l’avions craint, pas celui de l’école. On nous a dit qu’il était encore à Ho Chi Minh….

Guidé par Nghia, nous nous rendons dans la commune de Van-Tho. Entre la traversée de Hanoi avec toute sa circulation, les nids de poule, qui ici s’appellent les nids d’éléphant, le goudron qui quelques fois  disparaît, pour laisser place à de la terre battue, et les moments où cette « route » est carrément en construction (on finit par rouler sur des galets) , deux heures ont été nécessaire.


Par la fenêtre défilent des champs de maïs, des rizières, des côteaux plantés de thé, des potagers, où les tomates sont en fleur (ici il y a des légumes et des fruits toute l’année). Les poules picorent sur les chemins; plus on avance, plus on prend de l’altitude et nous entrons dans une forêt. Nous croisons des charrues tirées par des buffles.  Les maisons ne sont pas systématiquement regroupées en villages, mais éparpillées dans la campagne.



Il est 11 heures, c’est la fin de l’école et les écoliers rentrent à vélo. Nous sommes en retard… Nghia, reçoit un coup de fil : Madame Ahn, la rectrice de l’école, s’inquiète de ne pas encore nous voir. Elle ajoute qu’elle retiendra les élèves jusqu’à notre arrivée.
Enfin la voiture s’immobilise. Deux hommes se dirigent vers nous, et nous comprenons qu’il y a le maire du village ; nous saurons plus tard que le second est le Président du Comité (du Parti). On nous salue, et tout le monde se dirige vers l’école qui est juxtaposée à la mairie.


La rectrice se présente et nous accueille, tous les enseignants sont aussi présents, et les enfants sont très amusés de nous voir (ils étaient en rang, mais ces rangs ont vite volé en éclats).




Une table sous un arbre de la cour avait été préparée, et nous sommes invités à nous y installer. Nous sentons que nous étions vraiment attendus, que tout avait été prévu, et qu’un protocole se met en place tout doucement.





On me demande de prendre la parole : Nghia traduit, et j’explique que nous sommes venus ici pour tisser les premiers liens entre cette école et celle de notre village à Cruviers-Lascours. Nous sentons qu’il y a un vrai enthousiasme. J’ai beaucoup insisté sur l’importance de l’échange culturel des écoles de deux pays différents ; que ça pouvait être une chance pour les enfants des deux pays de correspondre et  de partager une autre façon de vivre. Nos enfants prennent le relais et interprètent devant les élèves une chanson en français, tous les enfants commencent à taper dans leurs mains. Et pour les remercier, en écho, les élèves  vietnamiens font de même.
C’est dans cette ambiance fraternelle que nous demandons si certains ont des questions. Les élèves s’approchent de la table et les posent : notre nom, notre âge, et puis très rapidement sur les particularités de l’histoire de France, sur les différences avec notre école, sur ce que nous pensons du Vietnam.
Cela fait maintenant une heure que les élèves sont retenus à l’école, à cause de nous ; la rectrice décide de les libérer. Une nuée de vélos prend son envol (il faut savoir qu’il y a en beaucoup qui traversent la montagne pour venir à l’école et font 8 km tous les jours pour venir), nous sommes au milieu d’eux, et des enfants essaient de nous parler, et on comprend que certains nous disent qu’ils ont très faim !


Nous sommes à la mairie ; autour de la table sont assis tous les adultes : enseignants, maire, maire adjoint, président du Comité, Nghia et la rectrice. Le protocole que nous avions senti auparavant, continue à se dérouler. C’est un discours très volontaire et enthousiaste que le Président du Comité prononce. Il nous explique que c’est une école qui regroupe primaire et collège, avec 673 élèves, dont 50% font partie des foyers les plus pauvres. La région est très rurale, et les habitants vivent de la riziculture. Il y a 10 classes et 17 enseignants. Il est très heureux et fier qu’une école française s’intéresse à son village et à son école. Angela  présente  notre région, le village et puis surtout notre école ; et les remercie tous pour leur accueil si chaleureux.









Nous profitons alors de ce moment pour offrir, au nom de notre école, le colis que nous avions préparé ; et leur expliquons qu’un second colis doit bientôt leur parvenir, et qu’il contient un bien très précieux : des lettres de nos écoliers, pour les leurs, et que nos élèves attendent leurs réponses. Ils nous remercient et nous répondent qu’ils vont distribuer ces fournitures aux enfants les plus pauvres de l’école.




Nous sommes invités alors, à partager un repas vietnamien avec eux. Sous nos yeux des feuilles de papier journal sont dépliés en guise de nappe, un bol et des baguettes pour chaque convive. A peine installés des petits verres à saké sont remplis, et on nous explique que nous allons tous trinquer selon la coutume vietnamienne, au début du repas. Nghia nous glisse à l’oreille que la tradition veut que l’on le boive cul-sec. Nous nous plions joyeusement à la tradition. Le verre bu, il faut serrer vigoureusement et joyeusement la main de celui qui nous a invités à boire. Nous picorons dans des plats éparpillés sur toute la table.
Donovann et Tess se voient remplir leurs petits bols régulièrement de feuilles d’épinard, de cottes de blette, de petits morceaux de nem et de poulet, et  boivent du ginseng.
Quant à nous, nous sommes invités très régulièrement à trinquer, sous des prétextes divers. Au bout d’un moment, de peur  que cette tradition ne dure jusqu’à la fin du repas, complices, nous décidons de tricher un peu et de ne tremper que nos lèvres.

L’ambiance était vraiment joyeuse, fraternelle et sympathique. Nous avons été vraiment très bien accueillis, et nous ne nous attendions pas à tant d’attentions. Un bouquet, juste avant le départ, a même été offert à Angela.


Nous avons compris que c’est une école très pauvre, qui a très peu de moyens. Notre espoir est que notre visite soit la première pierre à un édifice de  communication entre les deux écoles. Pour nous, la richesse de l’Homme est dans le partage.  


vendredi 2 décembre 2011

La rivière des Parfums

L

a  rivière des parfums tient son nom de ses rivages  qui autrefois étaient bordés d’herbes aromatiques et puis surtout elle servait au transport de bois de  cannelle. Aujourd’hui, ces odeurs ont disparu et ce sont des bateaux qui transportent le sable de la rivière ,  qui naviguent.



C’est le matin et nous allons au marché. La température est très agréable, environ 26°C. On traverse l’un des ponts, celui dont l’architecte n’est autre que Gustave Eiffel : des pêcheurs jettent des petits filets  et nous regardent en souriant. Bernard souffre car rien n’est plat, sans compter les pavés du trottoir qui se soulèvent ! Mais, cela fait plusieurs jours qu’il ne fait pas de ping-pong et il prend ça pour un exercice de musculation. lol


Arrivés au marché, on meurt de soif. Deux jeunes filles s’attablent à un petit stand et demandent deux boissons que nous ne connaissons pas. Ni une, ni deux, on commande la même chose ! Nous essayons de demander ce que c’est mais comme l’anglais de la vendeuse est très moyen, nous ne comprenons rien…ce n’est pas grave , on verra bien… Bernard prend le breuvage noir, Tess, celui du milieu, moi, le lait de soja (celui-là, on l’a reconnu !!!) et Donovann préfère nous laisser tester avant de boire (pas folle, la guêpe !)… Après goûtage, partage et étonnage…nous ne sommes pas plus avancés, l’expérience est très bizarre, mais pas mauvaise. Nous apprendrons
plus tard, que Bernard a goûté du  lait de soja torréfié et Tess, du lait de cacahuètes pressées (on a pas du tout reconnu la cacahuète !!!).

On décide ensuite de naviguer sur la rivière et de faire le tour de la citadelle afin d’approcher au plus près la vie quotidienne des habitants de Hué, et là Bernard est mieux placé pour en parler…
L’embarquement fut….une succession de tangages, deux hommes me soulèvent pendant qu’Angela saisit le fauteuil et en pataugeant allègrement dans la boue, double tout le monde pour poser le fauteuil dans le bateau avant l’arrivée du roi et miraculeusement je me suis retrouvé sur le pont, et sur mon trône !





Les vietnamiens sont vraiment prévenants, gentils, enjoués et viennent naturellement aider en riant : une jeune fille a même transporté Angela en scooter car elle voyait que nous cherchions et que nous étions un peu perdus, comme ça, naturellement, sans rien attendre en retour.
On se retrouve sur la rivière des parfums, on ouvre les yeux : ce sont des scènes de la vie quotidienne : une femme lave son linge , et le fait sécher sur deux piquets en bambou ; une autre que l’on croise dans sa barque est en train d’écoper l’eau avec un chapeau conique à l’envers ; un abreuvoir à oiseaux est rempli au bord de l’eau ; des hommes réparent des petits embarcadères avec des échafaudages de fortune ; un homme sort de sa maison avec un bébé dans les bras nous fait coucou ; des enfants courent pieds nus ; des jeunes filles se coiffent l’une l’autre ; des bateaux pompent le sable de la rivière pour aller le décharger à la pelle plus loin sur des montagnes de sable pendant que des adolescents se savonnent sur une embarcation ; un homme aiguise l’ergot d’un coq avant le combat ;  vraiment la ville ne tourne pas le dos à la rivière mais ne fait qu’un avec elle.






On se retourne dans le bateau et alors que le mari conduit l’embarcation, la femme a improvisé une petite sieste, là, comme ça, simplement…Elle avait envie de dormir alors elle dort…