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vendredi 11 novembre 2011

TERIMA KASHI ! MERCI!



Merci à Christina Chessl pour  nous avoir accueillis si chaleureusement, pour ses précieux conseils de coach au ping-pong, pour avoir organisé un entraînement avec Ting (coach et joueur national), pour nous avoir mis en relation avec Bathma et pour avoir su dégager du temps dans son emploi du temps bien chargé !
Thanks to Christina Cheesl for her warmly welcome, for her so important coach advices at ping pong, for organizing a training with Ting (coach and national player), for having met us Bathma, and for giving us of her time even though she is snowed under with work!


Merci à Bathma pour son sourire et son énergie, pour toute l’aide apportée pour rendre notre séjour le plus agréable possible à Kuala Lumpur, pour ses précieux conseils pratiques et son carnet d’adresses bien fourni.
Thanks to Bathma, for her smile and her energy, for all the help she brought to make our stay the most pleasant in KL, for her great practical advices and her address book well full.



Et merci aux amis de Bathma et de Christina, joueurs de ping : Uncle Foo, Klancy, Aman, Azila, Ting et David,  pour ces moments de convivialité et de plaisir partagé…souvenirs dans notre cœur.
And thank you to all Bathma’s and Christina’s friends, ping pong players: Uncle Foo, Klancy, Aman, Azila, Ting et David, for all these moments of friendliness and shared pleasure… memories in our heart.

Le jeu des 30 différences « Malaisie-France »

Voici un bilan de la Malaisie à travers le jeu des différences. La vie en Malaisie, et en particulier dans la capitale ressemble beaucoup à notre vie en France; mais certains aspects diffèrent:
Ici, comme au Sri Lanka, on conduit à gauche : l’héritage britannique !

Ici, pas d’heure pour manger. Il y a toujours un vendeur ambulant ou un restaurant ouvert pour vous vendre de quoi vous restaurer, les locaux mangent d'ailleurs à toutes les heures.

Ici, on mange du riz à tous les repas ou presque (même au petit déjeuner !) et surtout, le piment est la base de la cuisine. Les bébés sont habitués dés qu’ils le peuvent à  en manger.

Ici, l’eau n’accompagne pas les repas mais des jus de fruits frais, l’Ice tea (le vrai !) ou le Teh Tarik (littéralement thé étiré, en fait un thé au lait).

Ici, pas de dessert à la fin du repas, juste  un plat en direct. Il existe quelques rares desserts sur certaines cartes, mais ils sont vraiment peu variés.

Ici, pas de couteau parmi les couverts : juste une cuillère et une fourchette ou des baguettes et une cuillère. On peut même manger avec les doigts de la main droite. Il y a donc à l’entrée des restaurants un lavabo pour se laver les mains avant de manger et après.

Ici les taxis sont vraiment très bon marché (une moyenne de 2 à 6 euros la course en ville) et tous l’utilisent facilement. Il y en a donc partout  et en grand nombre.

Ici, dans les états de Kelatan et de Terengganu, la musique  s’arrête dans les supermarchés pour être remplacée  par l’appel à la prière. 95% des femmes sont voilées voire même les petites filles. Il existe des caisses de supermarché pour hommes et des caisses pour femmes. Même chose dans le bus, chacun à sa place !  Aucun alcool à la vente, pas de pubs, pas de bars  ou de boites de nuits. Les règles de l’Islam sont appliquées très strictement (c’est presque la Charia), ce qui est différent dans les autres états.

 Ici, on peut parler de préférence nationale car les malais bénéficient de tarifs spéciaux et réduits pour  toutes sortes d’entrées (musées, visites de  monuments, parcs de loisirs…)

Ici, les familles sont nombreuses, il y a des enfants en bas âge partout et des femmes enceintes aussi. Les enfants sont rois. Ils peuvent tout faire et personne ne leur dit rien.

Ici, on se salue différemment selon si l’on est un homme ou une femme. Les hommes musulmans se serrent la main et amènent la main droite vers le cœur tout de suite après en signe de respect. Les femmes du même âge se prennent les mains et amènent leur main à la bouche en les embrassant. S’il y a une grande différence d’âge, l’usage veut que la plus jeune embrasse les mains de son aînée.

Ici, on compte sur ses doigts en partant de l’auriculaire et en allant vers le pouce.

Ici, on ne montre pas de l’index (vraiment impoli) mais du pouce !

Ici, les balais ont une forme en éventail inversé.

Ici, on se déchausse pour entrer dans une maison. Il y a donc des tas de chaussures devant les portes d’entrée et c’est encore plus étonnant quand ce sont des appartements et que les tas de chaussures se retrouvent dans le couloir. (Et à part nous, personne n’a envie de les mélanger la nuit…).

Ici, pas de stress. Tous se sourient. Ils donnent  l’impression de se connaître alors que parfois c’est juste une relation vendeur /acheteur. C’est très surprenant pour nous occidentaux !! Eh oui, cela peut être aussi ainsi, la relation humaine! La règle est le respect de l’autre. On ne s’énerve jamais, même au volant !

Ici, il n’est pas rare  qu’on nous aborde dans la rue pour nous souhaiter la bienvenue en Malaisie.

Ici, dans les villages, les maisons sont construites sur pilotis.

Ici, quand on ne connait pas la réponse, on dit quand même oui ou on donne une mauvaise indication pour ne pas froisser celui qui pose la question. LOL

Ici, on parle anglais couramment ou presque. Les émissions à la télévision sont souvent en anglais.

Ici, à la télévision, il y a des « amour, gloire et beauté » pour chaque communauté dans leur langue tout au long de la journée.

Ici, quand on rend de l’argent, on le fait de la main droite avec le poignet tenu par la main gauche.
Ici, quand on est musulman et caissier, on ne peut pas scanner la viande non-halal !!! On demande à un autre caissier de le faire à sa place.

Ici, les petites annonces pour rechercher un employé, foisonnent.

Ici, il n’y a pas d’hiver ni même d’automne.

Ici, même les très grandes villes sont noyées dans la verdure.

Ici, on porte un uniforme de l’école primaire à l’université.

Ici, des champs de palmiers à perte de vue…

Ici, de sept à treize ans, chaque enfant se rend dans l’école de sa confession. Il existe alors trois écoles : chinoise,  malaise et indienne. Mais à partir de 14 ans, ils vont tous à une seule école d’état et le langage des cours est le malais.  Les cours vont de janvier à fin novembre; décembre c'est les grandes vacances.

Notre seconde étape est terminée, heureux d'avoir d'autres choses à vivre et à découvrir plus loin, mais il va falloir aussi dépasser ce sentiment de tristesse de quitter des personnes avec qui on a passé de bons moments. Ce que l'on gardera de la Malaisie, c'est le sourire, le respect et la bonne humeur de chacun. Comme il est bon de vivre ainsi!

jeudi 10 novembre 2011

Melaka (ou Malacca)

Je ne pouvais pas passer en Malaisie sans visiter Melaka, ce sont mes origines qui parlent… Melaka, classée au patrimoine de l’Unesco, se situe dans la côte ouest de la péninsule malaise à environ 200 km au sud de Kuala Lumpur.
La route de  KL à Melaka est fidèle à la vue que nous avions eu de l’avion à notre arrivée dans le pays. Nous traversons deux états et ce sont des palmiers à perte de vue. L’économie de la Malaisie est basée sur l’exportation de l’huile de palme et il est vrai qu’en examinant les étiquettes des produits que nous achetons au supermarché, l’huile de palme est la matière grasse prédominante. A cela s’ajoutent le pétrole, le coton et le tourisme.
Pour comprendre Melaka, un peu d’histoire…Melaka a été pendant des siècles la capitale de la Malaisie alors même que Kuala Lumpur n’était que marécages. A mi-chemin entre Chine et Inde, elle devint très active car elle était un carrefour important de la route des épices. C’est pour cette raison d’ailleurs que Melaka fut  convoitée d’abord par les chinois (en se mélangeant avec les Malais, ils donnent naissance aux Baba Nonyas : plus ancien groupe chinois malais), les Portugais au début du XVIème siècle, puis par les hollandais et enfin les Anglais. L’héritage est donc multiculturel.
Ce mélange des cultures, nous le ressentons dès notre arrivée dans la ville, lorsque nous passons sous une arche à côté de laquelle sont érigées 3 tours architecturalement différentes d’une quinzaine de mètres de haut construites en bois : une chinoise, une musulmane et une malaise. Les religions cohabitent dans le respect, et même notre chauffeur  indien et hindou a mis une croix chrétienne (offerte par un ami) à son rétroviseur. Respect ! Nous imaginerions-nous suspendre à notre rétro un As-subha , le « chapelet » musulman ?

La visite débute par l’église Saint Pierre :






Deux points nous semblent étonnants : le premier est la façade de l’église avec ses deux « vitrines » où l’on aperçoit deux statues (l’une est Saint-Pierre) et le second est le chemin de croix  sculpté qui orne les murs de l’église.

Puis c’est  Town Square ou  place des Hollandais et Christ Church (l’église la plus ancienne du pays).
Le  rouge de la place, des façades des immeubles et de l’église donne à l’ensemble une impression d’arrêt sur image, d’irréel…comme si le temps s’était suspendu…Quelle sensation étrange ! Une multitude de trishaws décorés de fleurs et d’autres objets colorés selon l’humeur attendent les clients (aucun n’est identique et quand on les regarde de près, ils sont à thèmes !).

Petite parenthèse… La Malaisie a été occupé par les anglais et la langue malaise a emprunté des mots anglais en se les appropriant : c’est le Manglish. C’est un vocabulaire qui a la phonétique de l’anglais mais l’orthographe malaise. Par exemple : « Trishaw » vient de « three » (trois) et de « show » (voir) soit « trois roues pour voir ». Taxi se dit ici « teksi » (phonétique anglaise) ou bien encore « dely » pour « daily » qui veut dire « du jour » !
La plupart des bâtiments portugais ont été détruits par les hollandais mais il subsiste cependant quelques vestiges comme une caravelle portugaise…








Ou la forteresse D’A Famosa érigée par Alfonse de Albuquerque au début du XVIème siècle sur la colline Saint Paul pour lutter contre l'invasion hollandaise.


Sur cette colline, se dresse une  chapelle « Notre Dame de la colline »  devenue plus tard une église rebaptisée par les  Hollandais « l’Eglise Saint Paul ».  Ce sont maintenant  des ruines mais à l’intérieur, on trouve alignés, des dessus de pierres tombales d’illustres portugais et hollandais. On apprend aussi que le corps de Saint François Xavier y est resté pendant neuf ans avant d’être exhumé et transporté à Goa en Inde.  








Lors de notre visite nous sommes tout à coup mélangés à des collégiens musulmans, qui visitent aussi l’Eglise Saint-Paul. Encore ici l’ouverture de chacun aux autres religions.




Au pied de la colline, au moment de partir, nous croisons un arbre du voyageur, je ne peux pas m'empêcher de le prendre en photo car il est devenu le symbole de nos vadrouilles ...



Je termine cet article par notre escapade culinaire à Mélaka. Nous arrivons dans le quartier chinois, et sommes accueillis dans un petit restaurant qui ne paye vraiment pas de mine. Comme à chaque fois, nous demandons à ce que les plats ne soient pas trop épicés. La serveuse me conseille le plat national, qui ici aussi à Mélacca à ses particularités : le Laksa. Je me laisse tenter, le plat arrive, je goûte, et il est aussi épicé qu’il est beau !! J’ai eu vraiment du mal à le terminer, mais je me suis forcée : c’est aussi ça la découverte d’un pays (lol)












samedi 5 novembre 2011

Derniers jours à Kota Bharu et retour à KL

Nous retrouvons Kota Bharu pour deux jours. On ne peut pas s’empêcher de retourner au marché des femmes où nous avions acheté des fruits la dernière fois. Nous adorons ces couleurs de légumes et toutes ces odeurs qui se mêlent... Nous avions essayé le durian ; c’est un fruit rond d’environ 20 cm de diamètre, de couleur verte avec des piquants. A l’intérieur, une séparation verticale, et de chaque côté 4 ou 5 alvéoles dans laquelle se trouve un fruit ovale allongé. Son problème est son odeur… comment dire ? Un mélange d’odeur de pied et de vieux plastique !!!  A tel point qu’il est interdit d’en transporter dans les lieux publics. Par contre son goût est délicieux (lol, encore faut-il pousser l’audace jusque là !). Et c’est cette audace qui nous a trahie  aujourd’hui avec le jack fruit…. L’odeur de ce fruit couleur pèche-abricot ressemble a celle du durian, par contre son goût ressemble fortement à son odeur !!!   aarrgggg, sans doute pour cela que la vendeuse a paru surprise quand nous lui en avons commandé un….






Mais c’est l’heure du retour à Kuala Lumpur, une heure de vol est suffisante ; nous retrouvons avec plaisir la capitale.

Kuala Lumpur ne change pas mais la mousson arrive et les averses sont plus fréquentes. Ce sont de violents orages qui ont lieu plutôt en fin d’après-midi, ils durent de 20 mn à 2 heures. Les malais, habitués, sortent leurs parapluies pliants de leurs sacs ; d’autres nous font sourire : par exemple ces deux jeunes femmes qui ont enfilé une cape en plastique bleu (ressemblant fortement à un sac poubelle dans lequel elles avaient fait une ouverture pour la tête,  qui portent leurs chaussures à la main pour ne pas les abimer dans l’eau et qui donc marchent pieds nus dans les flaques !

Nous avons des contacts fréquents avec Bathma et Christina mais malheureusement pour Bathma, elle vit la période difficile d’un deuil et ne peut donc pas jouer au ping-pong pendant un mois. Quant à Christina, elle est malade et  se soigne. Nous décidons donc d’approfondir les visites de la ville et commençons par la KL tower : la tour  de communication télé radio Menara  qui culmine à 421 mètres d’altitude, au-delà de la tour Eiffel. A deux pas des Twin Towers Petronas , elle est la fierté de la capitale et  même un restaurant tournant se trouve au dernier étage !

 Son bulbe extérieur fait penser  au toit des maisons malaises et son architecture intérieure témoigne, là encore, de la prédominance de la religion  musulmane   avec  un dôme étoilé scintillant comme un diamant.







La tour Menara offre la plus grande vue panoramique de la ville et c’est grandiose d’autant que le temps est avec nous ! Nous suivons un parcours à 360 degrés  en évoluant seuls  des  écouteurs aux oreilles et pour une fois les explications sont en français !!




De la maison du sultan  aux magnifiques toits dorés à la mosquée nationale « Masjid Negara »reconnaissable par son toit bleu en forme d’étoile en passant par le filet du Bird Park, noyé dans la végétation, Kuala Lumpur parait ne plus avoir de secret pour nous.



Kuala Lumpur est  une ville très  verte, déjà en arrivant en avion on s’en rend compte, à pied c’est encore plus flagrant  : on en a la preuve sous nos yeux.







Les immeubles ultra modernes  côtoient d’autres plus traditionnels et le mélange des genres est vraiment réussi ! Rien n’est choquant : les temples chinois très colorés et sculptés qui côtoient des mosquées vertes, des anciennes demeures coloniales aux immeubles de verre et d’acier très audacieux, jusqu’aux quartiers indiens ou chinois torturés de petites ruelles et mosaïqués de marchands sous des parasols de toutes les couleurs.











Au bas de la tour, se trouvent différentes activités et il y a même un mini zoo que nous avons visité pour les enfants, l’occasion d’apercevoir des iguanes, des serpents de toutes les couleurs et quelques singes.
Des Coatimundis,  de la famille des racoons


Une tortue à deux têtes

 Il faut savoir que KL est une capitale moderne ; il y a seulement 150 ans, des mineurs et quelques pionniers y vivaient dans des cabanes. Son essor, comme pas mal de grandes villes d’Asie a été très rapide et spectaculaire. Ses ressources proviennent essentiellement du pétrole (Pétronas). C’est aussi une capitale qui a su attirer les investisseurs, les banques et le commerce. Sa croissance est très apparente : partout des immeubles sont en construction, et le plus étonnant est que les gens donnent vraiment l’impression d’y être très heureux. Nous, on s’y sent bien…

mercredi 26 octobre 2011

Dipavali

Nous vous souhaitons à tous un joyeux Dipavali!!!



Selon son nom complet, tiré du sanskrit, rangée de lampes (dīpa avali), Dipavali est une fête très populaire en Inde : c'est celle des lumières, à l'occasion de laquelle on s'offre des cadeaux et tire des feux d'artifice. Les festivités durent cinq jours, dont le troisième, le plus important  est consacré à la déesse Lakshmi


A cette occasion, les Indiens s'échangent des voeux de prospérité, de santé et de bonheur. Alors, à notre tour, nous les vous souhaitons!

Le monde musulman

Nous évoluons déjà depuis plusieurs jours dans  les deux états les plus musulmans du pays : Kélantan et Terengganu. Les femmes et les petites filles sont pratiquement toutes voilées. Aucun alcool n’est en vente, même les alcools peu dosés comme la  bière que nous trouvons facilement à Kuala Lumpur est introuvable en supermarché, ici à cause d’une loi! La première fois, alors que nous faisions les courses, la musique d’ambiance s’est arrêtée pour être remplacée par l’appel à la prière, cela nous a vraiment étonnés… Maintenant, plus rien ne nous choque ou presque, même la queue différente à une caisse en fonction du sexe !!  Ce qui nous interpelle le plus c’est les bébés voilés…sans commentaire.

Toute la vie civile est réglée par la religion, des chants religieux dans les taxis au réveil à 6 heures du matin par  les haut-parleurs des minarets en passant par les restaurants de chaîne internationaux qui sont obligés d’adapter leurs menus.

A force de côtoyer ce monde musulman, nous nous sommes dit qu’il fallait s’y intéresser. A Kuala Terengganu, il existe un parc à thème « Taman Tamadun Islam » regroupant  22 édifices religieux musulmans de 21 pays différents.
Mosquée Lutfallah d'Iran
Mosquée de Samarra d'Irac












Sous un soleil de plomb, le taxi nous y dépose. Nous obtenons rapidement nos « passeports » d’entrée. Devant nous, un parc très bien entretenu…on se mélange à des groupes scolaires, pourtant on est dimanche ?! On remarque d’ailleurs que l’uniforme est de mise et qu’il est différent selon le niveau scolaire et l’appartenance ethnique (Malais, Indiens et chinois). On se dit que le port de l’uniforme n’est pas nécessairement négatif : il gomme les différences de fortune, d’origine sociale,  la dictature des marques et crée un effet de corps comme une équipe  sportive.

Le parc est vaste. Devant nous, un panneau indique l’arrêt du tram. Pourquoi pas ? Les tickets en poche, on attend patiemment à l’ombre quand il arrive. Et là, on se rend compte que c’était LA mauvaise idée de la journée : tout compris, le siège se trouve à 1,20 mètre de hauteur et Oh chance, deux contremarches qui éloignent le fauteuil de Bernard d’au moins 40 cm ! On se regarde, on se comprend… et on se dit « courage !! ». Rapidement, deux hommes viennent nous aider, il y a ceux qui tirent et ceux qui poussent et au bout d’un effort général, la mariée se retrouve assise dans son carrosse, en nage mais heureuse. Le seul blessé : le jean de Bernard : un passant n’a pas résisté !!

Voilà, nous sommes tous assis. Les enfants sont ravis, ils n’auront pas à marcher et nous, savourons ce moment tant mérité. La ballade a duré… 15  minutes, nous avons vu tous les monuments mais en express puisque le tram ne s’est pas arrêté une seul fois . Heureusement, il y a les commentaires : arggggggg ils sont  tous en malais, pas un seul mot d’anglais : on n’a rien compris. Tout ça pour ça, on n’a pas pu s’empêcher d’en rire.  Nous voilà donc repartis pour une visite pédibus au grand damne des enfants…lol

Les mosquées, pour la plupart, sont représentées à l’échelle 1/4. On peut entrer dans certaines d’entre-elles : à l’intérieur un musée, culture, architecture et histoire ; et une petite salle de cinéma où on peut voir un film d’une dizaine de minutes sur l’histoire de l’édifice.  D’autre, comme  la Kubbah palestinienne, qui commémore l’ascension du Prophète Mahomet, et qui est construite autour d’un rocher sacré, se visitent aussi par l’intérieur : avec des tapis magnifiques, des peintures superbes sur les piliers et une voute déjà gigantesque, à l’échelle.

Ces couleurs sont vraiment magnifiques...

 On  apprend que l’Islam s’est répandu en moins d’un demi-siècle de l’Afrique à l’Europe et de l’Inde à la Chine.   

Le Taj Mahal, mausolée parfaitement symétrique, construit en mémoire de la femme de l’empereur, Mumtaz Mahal, symbolisant leur amour éternel, ne pouvait être visité que de l’extérieur. Bien sûr nous n’étions pas en Inde, mais c’était quand même intéressant.  Nous y apprenons aussi, qu’il en existerait une réplique noire, mausolée de l’empereur, mais que personne n’a encore découvert.

Nous terminons la visite par la Mosquée Badshahi du Pakistan. La plus grande Mosquée du monde, avec une capacité de 65000 personnes, construite au 17 ème siècle.

L’intérêt du parc a été d’essayer d’appréhender l’Islam sous son jour architectural ; nous en sommes ressortis ravis, parce que ça été pour nous l’occasion de toucher du regard certains monuments que nous ne verrons peut-être jamais. Cela a été aussi pour nous l’occasion de voyager virtuellement : de la Russie à l’Egypte, de l’Arabie Saoudite à l’Inde, ou encore de l’Espagne à la Syrie.
Mosquée Sharif Kazan de Russie
Mosquée Suleyman de Turquie

vendredi 21 octobre 2011

Ping in Kuala Terenaggu

Bathma,  à Kuala Lumpur, nous a donné les coordonnées d’un joueur pour ici, mais nous n’avons pas pu nous rencontrer ; c’est un homme d’affaires pas mal occupé…

Par contre, et ce fut encore mieux, nous avons rencontré à 16 heures jeudi, Mohamed Haji, 66 ans le sélectionneur de la fédération malaise. Il a tenu à ce que nous ne prenions pas le taxi et que cela soit lui qui nous conduise.

Rv pris à 15H15 ; et après environ 30 minutes de route, nous  arrivons dans  le gymnase de l’université des activités maritimes, où son club de tennis de table suit des entraînements régulièrement.

Mohamed a tout prévu : arbitre, table de marque et  bouteilles d’eau. Il est très soucieux de connaître les règles particulières, comme le service par exemple, appliquées aux personnes en fauteuil.

Un seul joueur est handicapé (catégorie 10), international :   1er match, honorable, un poil tendu, mais très concentré contre lui :
 Puis, les matchs s’enchaînent ensuite avec les autres joueurs du club. J’ai mes petits ramasseurs de balle privés (mes petits monstres). Les joueurs (et les organisateurs) sont tous très sympas, souriants ; mais aussi très concentrés et sérieux quand ils jouent. . Je me sens observé et jugé. J’apprends même qu’un joueur a fait 100 km pour jouer avec moi !!! j’en ai les chevilles qui enflent !



Je termine cette rencontre par un double endiablé, ponctué de rires…













Deux heures trente, et un tee-shirt complètement trempé plus tard ; cuits, mais ravis, nous nous quittons en nous promettant de remettre ça avant notre départ mardi prochain, dans 5 jours.