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vendredi 21 octobre 2011

Kuala Terengganu

Nous sommes donc à Kuala Terengganu, à environ 120 km au sud de Kota Bharu. Après quelques galères (comme d’habitude) pour trouver un hôtel. En effet, celui  que nous avions réservé et qui était adapté au fauteuil roulant,  n’avait que 4 marches pour accéder à la chambre dont la première avoisinait les 40cm de hauteur ! (A force d’aider Bernard, je vais finir par avoir des bras de camionneur ! lol)   et une marche de 30 cm en contre bas pour accéder à la salle de bain ; avec en prime un lavabo contre l’ouverture de la porte ce qui empêchait définitivement le fauteuil de passer. Nous avons visité plusieurs établissements et nous avons trouvé notre bonheur.

Si Kota Bharu était déjà tourné vers l’islam, Kuala  Terengganu l’est encore plus. Une pierre gravée datée de 1303 après J.-C., elle porte un fragment de texte juridique en malais rédigé en écriture jawi (alphabet arabe).et une inscription à l’entrée de la ville « qu’Allah protège Terengganu » en témoignent. Les malais musulmans représentent plus de 90 % de la population et la communauté chinoise est regroupée dans un seul quartier.

Le premier jour, afin de repérer les lieux, nous partons à pied au hasard des rues et  tombons sur le « central Market », un marché alimentaire et là LE BONHEUR pour nos papilles sucrées, pour notre odorat et puis surtout pour nos yeux !

Des stands infinis s’étalent et entre les odeurs d’épices, de poissons, de beignets, de fruits et de sucre, on ne sait pas où donner de la tête et des  yeux. Bien sûr, la tentation est trop importante et nous  succombons gaiement à l’achat de petites gourmandises… Juste une précision : parfois on achète juste parce que c’est beau, les vendeurs ne parlent pas anglais ! lol La surprise est souvent bonne  mais parfois moins !

 Des boulettes de caramel au sésame, des cigarettes russes à la noix de coco, des plaquettes de nougatine...

ci-dessous, des bâtonnets colorés en papier contenant du sucre mélangé à de la poudre de noix de coco.



Des chicoux: à l'intérieur de l'écorce un fruit ayant la texture de la datte

Des morceaux de poisson séché multicolores....



Nous déambulons ensuite dans  le quartier chinois, un style très étonnant où les lampions rouges côtoient des façades au style colonial. Les rues sont belles et complètement pavées.










Nous empruntons une ruelle  très étroite dont les murs qui la délimitent sont décorés de mosaïques représentant des tortues et des enfants.








Nous perdons le sens de l’orientation et le jour commence à tomber.  Notre ventre crie famine et on finit par s’arrêter dans un restaurant très sommaire ou le menu est imposé : ce sera riz ou nouilles pour tous aux crevettes. C’était très bon !

 On trouve enfin notre hôtel après avoir demandé notre chemin 15 fois. Oui, les asiatiques ne savent pas dire non et disent oui même quand ils ne savent pas : c’est d’un pratique !!!! On a fait notre sport de la journée et on se couche épuisés.

Le lendemain, selon les conseils de l’office de tourisme, nous  nous rendons dans un centre artisanal où nous avons pu compléter notre formation sur le Batik. Nous  profitons de l’occasion  pour que ce soient les enfants qui cette fois-ci s’exercent à la technique. Un atelier y est ouvert avec la cire déjà posée sur tissu, ce qui  facilite vraiment le travail. Les enfants ont adoré et nous nous sommes dit que cela  complétait bien l’art plastique !








Nous, nous nous  sommes plus arrêtés sur le côté industriel du Batik où on a pu observer une jeune fille peindre ce qui allait devenir une robe. L’organisation est parfaite et tout est bien pensé…même le métier à Batik !








Nous avons même pu voir qu’il existait d’énormes tampons à dépôt de cire. Il suffit ainsi de l’appliquer sur le tissu et passer à l’étape de coloration.

Ici c’est le vendredi qui est jour chômé alors que dans la capitale, c’est le dimanche  comme chez nous ! Et quand c’est chômé, rien n’est ouvert ! On profite donc pour travailler à fond avec les enfants leurs devoirs du CNED (plus que les autres jours). Et en plus, il y a la wifi, donc pas de quartier !

jeudi 20 octobre 2011

Kota Bharu

                Nous sommes presque à la frontière thaïlandaise sur la côte est de la Malaisie dans une petite ville de la région de Kelantan. Ici, plus qu’ailleurs la religion musulmane est omniprésente et il y a  quelques années, la Charia a failli s’imposer. C’est peut être  la raison pour laquelle, kota Bharu  tourne le dos à la plage. Les prières y rythment la vie des habitants au point même d’arrêter le marché nocturne pendant 45 minutes. Les femmes sont pratiquement toutes voilées et même les petites filles le sont. La communauté chinoise est moins présente.
                 L’appel à la prière commence à 5 heures du matin et ne s’arrête que la nuit tombée. Les mosquées que nous rencontrons sont imposantes et magnifiques.
                Mais Kota Bharu, c’est d’abord  la rencontre avec Rosdy (prononcé Rochdi : le «s » devient « ch »…peut être l’empreinte du passé colonial portugais). IL est l’ami de Bathma et lui aussi  est sur un fauteuil. Il est venu nous accueillir dés notre arrivée à l’aéroport et nous a invités très vite chez lui. Rosdy a un visage très avenant et sourit toujours. C’est avec un jus de noix  de coco cueillies dans son jardin qu’il nous accueille avec toute sa famille. Ils sont 12 frères et sœurs et nous avons eu l’honneur d’en connaître 5 d’entre eux.
               


























C’est autour d’un « Laksa » que nous avons partagé un très beau moment. Le laksa est un plat typique de Malaisie à base de nouilles de farines de blé et de riz agrémentées d’une
sauce de poisson et d’herbes fraîches (type « lemon grass ») mais il diffère selon la région
 où il est préparé. C’était très simple mais excellent.
 Les enfants ont aimé !
              Kota Bharu, c’est aussi  la rencontre avec son artisanat comme  la confection des cerfs-volant lune. Moment magique où seuls les gestes parlent devant ce vieil homme qui, avec minutie, avance dans son travail. Personne ne parle anglais et on observe pour comprendre. Il commence par tailler les fines tiges de bambous qui vont former l’armature du cerf-volant. Il les noue entre elles avec de la ficelle puis les recouvre de papier cristal. Enfin, commence l’étape la plus longue du processus où par de nombreux pliages et découpages, il les décore et les colore.  Ils peuvent atteindre plusieurs mètres de longueur (2à 3m) et leur fabrication peut prendre plusieurs jours. On apprendra plus tard que des manifestations de concours de cerf-volant ont lieu et que les participants sont  notés selon la beauté, la maniabilité, la hauteur  et la durée du vol de leur cerf-volant.














               







 Puis, nous nous sommes essayés à la technique du Batik. Ce fut un moment vraiment très agréable et où les fou-rires ont été nombreux ! La technique semble simple : on dessine avec de la cire les contours du dessin sur le tissu, préalablement tracés. Puis on applique les couleurs  une par une. Après fixation et lavage…le résultat est magnifique… ou pas !  La difficulté réside dans l’application de la cire qui ne doit être ni trop froide au risque de  voir les couleurs se diffuser ensuite, ni trop chaude parce que nous avons alors  de gros pâtés irrécupérables !!! Ce fut d’ailleurs la raison principale des fous rires avec notre professeur PADIL  OSMAN qui nous disait de ne pas nous en faire et  que c’était le premier !



                Un moment hors du temps,  sous une paillotte, entourés de batiks qui séchaient au vent, nous nous sommes sentis  pendant quelques heures artistes…la désillusion fut peut être à la vision de nos « chefs-d’œuvre » avec tous les défauts indélébiles. Mais nous avons été vite consolés par Padil qui nous a dit que pour une première fois c’était très bien et on l’a bien évidemment cru !!!lol  

                NOS DEUX OEUVRES!!!


               

             







MAIS CELA AURAIT PU ÊTRE CELA....

 

















            Enfin, nous avons eu aussi la chance de voir la fabrication de marionnettes articulées représentant des Dieux hindous : le gentil, le méchant, l’oiseau et la princesse. Sur du cuir, l’artiste perçait une infinité de tous petits trous qui vont laisser passer la lumière, une fois la marionnette finie. Le cuir ajouré est alors teinté avec des pigments liquides. C’est très doux au toucher, on dirait de la peau de pêche. La marionnette est rigide dans la mesure où elle se tient mais à la fois souple car elle peut être enroulée. L’articulation n’est que sur un bras grâce à deux rivets.


                L’art malais est  très coloré et même  les bateaux de pêcheurs qui partent tous les matins ont des proues magnifiques. Elles sont d’abord sculptées mais aussi peintes avec de multiples couleurs. Moi, j’adore !
                Les enfants se sont essayés à un jeu de billes dont le nom est « Chocla ». Il est  pratiqué par les jeunes enfants et le but est de déplacer les billes le long « d’une péniche » en bois creusée de multiples cases circulaires et d’en avoir le maximum dans « sa maison ». Ce fut l’occasion de voir que les jeunes écoliers sont aussi en uniforme …
















                et d’écouter des percussions spécifiques de Kelantan…



                PS : pour ceux qui veulent s’essayer à la cuisine asiatique, sachez qu’on trouve à  Nîmes plusieurs points de vente de produits asiatiques dont l’un se trouve aux « 7 collines » (périphérique).

vendredi 14 octobre 2011

Kuala Lumpur : la suite…

Kuala Lumpur est une capitale vraiment très belle et elle représente bien ce pays qui transpire de dynamisme. Les infrastructures y sont très modernes mais alliées à la nature omniprésente dans la ville. L’autoroute de 6 voies bordées de cocotiers est splendide.

Après un temps d’adaptation nécessaire, nous nous sentons presque comme chez nous à KL et il est très agréable de se déplacer comme bon nous semble par le sky-train qui, maintenant nous le savons, est complètement accessible pour Bernard dans toutes les stations. On ne s’attendait pas du tout à cela car avant notre départ, les mails de Bathma  nous alertaient sur la difficulté de circuler dans la ville. Mais elle n’est jamais allée dans le métro parisien !!!

 Nous avons souvent le fou rire en regardant les enfants devenir, le temps d’un voyage, les conducteurs du train. Ils s’appliquent manipulant des manivelles et des boutons imaginaires et faisant signe au sky train qui arrive en face. Cela fait beaucoup rire les locaux aussi ! Les enfants  n’ont d’ailleurs aucune inhibition et vont à la rencontre des autres, enfants et adultes, en baragouinant un anglais  très scolaire mais qui au fil du temps s’améliore (le nôtre aussi d’ailleurs !!).  Une remarque concernant le sky train : les sièges sont disposés à la façon asiatique,  ici on se regarde, ils sont face à face ! 





Après Chinatown, c’est « Little India » que nous avons parcouru de long en large. Il faut imaginer des rues entières  bordées d’échoppes vendant des tissus merveilleusement colorés, du coton mais aussi de la soie aux imprimés plus beaux les uns que les autres. On y ressent encore l’importance  de la religion musulmane par le biais des voiles exposés à la vente…mais ceux-là, colorés, sont magnifiques et donnent même à la femme qui le porte une allure très féminine. Pour maintenir son voile, elle se pare de bijoux-fantaisie brillants et c’est vraiment très beau.  








Au détour des rues, nous finissons par tomber sur un marché interminable où des odeurs de fritures émanent. En s’approchant, ce sont des beignets divers et variés faits à la minute. Certains sont des légumes trempés dans une pâte orange très  épicée, d’autres sont à base de viande  et toujours enrobés de cette pâte orange et enfin, on trouve notre bonheur dans des beignets de bananes (2 ringgits pour  10 beignets, 50 centimes d’euros).
D’autres stands attirent notre attention : ce sont toutes sortes de fruits et légumes séchés. Cela va bien sûr des légumineuses aux tomates par exemple ou aux mangues mais aussi par tous les types de champignons, de poissons et de viandes. Ils sont très amateurs de soupe. Les parfums se mélangent et c’est très étrange.

Nous finissons par aller nous restaurer et bien sûr un restaurant indien s’impose avec ses nams (galettes qui  remplacent le pain), riz et toutes sortes de petits plats qui accompagnent : épinards au fromage, curry de poulet, tomates séchées en sauce (un délice), petites courgettes (très fines mais avec de grosses graines à l’intérieur) à la sauce tomate, oignons et viandes dans une sauce rouge et des lentilles oranges et aplaties. Tout est un peu relevé mais nous avons du yaourt au concombre « to kill the spicy » (pour tuer l’épicé)
La cuisine ici est très variée, cela est dû aux influences de beaucoup de cultures. La cuisine peut être malaise, thaï, chinoise, indienne, japonaise et même portugaise, mais pas de morue (bizarre !!!!).
 Quand on se met à table, souvent, pas de couverts imposés : un pot avec fourchettes, cuillères et baguettes est posé au milieu de la table. Certains n’en ont même pas besoin : ils mangent avec les mains des plats servis sur des feuilles de banane. Celui qui fait la plonge doit être content !

Ah oui ! Ici pas de couteau. Nous mangeons uniquement avec une fourchette et une cuillère et si le morceau de viande est trop grand, on mord dedans ou on essaie de le déchiqueter entre ces 2 couverts !
En ce qui concerne les boissons qui accompagnent le repas, le choix est immense mais on s’arrêtera sur trois d’entre elles: le lait de soja, très protéiné (j’adore !), le Ice Tea lemon (le vrai thé glacé au citron…délicieux)  ou le  Barley, du jus de riz sucré avec le riz au fond du verre (là ce sont les enfants qui adorent).

Nous avons goûté d’autres jus de fruit frais comme celui au Durian. C’est excellent : fruit fibreux en bouche mais qui a une saveur qui rappelle celui du mélange du fruit de la passion et d’agrumes.

lundi 10 octobre 2011

Malaisie Pong

Nous avons rencontré deux autres pongistes : Asila et David, je sais maintenant qu’ils forment les équipes masculine et féminines nationales, avec Clancy,  Uncle Foo et Bathma.

A force d'entraînements, je m'améliore.....
Tonton fou-fou n'en revient pas!!
http://www.youtube.com/watch?v=zuYWA0HSTmM
Bathma nous a fait rencontrer Christina, professeur universitaire à Kuala Lumpur ; et qui, à ses heures creuses, essaie d’organiser les compétitions, les rencontres sportives internationales (ils sont allés 2 fois au Japon, et vont partir en Novembre en Indonésie. Et, elle est en plus leur entraîneur !

Chaque fois on nous réserve un accueil très chaleureux.  On se sent comme chez nous et on a cette étrange impression de se connaitre depuis longtemps.  Bathma est une femme bourrée d’énergie et ses grands yeux verts-noisette illuminent son visage. Quant à Christina, on sent la femme intelligente derrière son côté simple et avenant. Nous avons beaucoup de chance de les avoir rencontrées. On remercie encore une fois Béatrice de la fftt !!

Nous avons partagé un repas avec Bathma et Christina, et peu à peu la structure de leur club et des qualifications pour les équipes nationales prennent forme. Ils ont très peu d’aides gouvernementales, ce sont les sponsors (firmes nationales, comme les banques) qui prennent le relais.

Il apparaît nécessaire qu’un lieu fixe  d’entraînement soit trouvé ; en effet, certains joueurs semblent assez individualistes (« je ne veux pas ce coatch » ou encore « je veux jouer à tel endroit »)…

Les joueurs sont aussi atomisés dans la ville et dans la région : chacun s’entraîne à sa façon, et quand il le veut. Le fait d’avoir un lieu, des jours et des heures d’entraînements, un ou plusieurs coatchs, devraient donner un esprit d’équipe qui manque, et aussi augmenter le potentiel des joueurs.

Bathma comme Christina sont deux femmes très actives dans leurs domaines, et nous avons eu et allons avoir un planning chargé de rencontres « pongistiques ».

C’est aussi une manière de connaître la Malaisie par un autre côté de la lorgnette ; on apprend aussi beaucoup autour des conversations entre deux matchs.

Par exemple qu’il n’y a pas en Malaisie que des écoles riches, il y a aussi des écoles pauvres (Tamouls), dont les enfants prennent le bateau pour s’y rendre. Une nouvelle piste pour nous…. A suivre .

jeudi 6 octobre 2011

Malaisie-ping

Par Beatrice P.  de la FFTT, j'ai pu être en contact avec Christina qui vit en Malaisie, qui m'a mis en relation avec Bathmavathi

, qui joue en fauteuil roulant. Nous prenons rendez-vous, et nous nous retrouvons à Amscort Mall, qui est un immeuble prévu pour être un hôtel, transformé en appartement, avec au rez de chaussée une galerie commerciale. Au 11eme étage, une salle de sport et une table de ping.
Bathma a invité 2 de ses amis, aussi en fauteuil roulant, qui jouent au ping.
                                                                                   
 Il y a Clancy ...


et Uncle Foo...










Comme il est aux environs de 12 heures, et qu'ils sont affamés, nous mangeons un bout dans un snac de la galerie marchande: un moyen agréable de faire connaissance avant la confrontation sportive!
Ils se regroupent régulièrement pour des entraînements, mais ne sont pas affiliés à une Fédération. Ils n'ont pas encore crée un club... J'en saurai plus la prochaine fois que je les rencontrerai.
 Il y a quelques mois, ils ont reçu des joueurs en fauteuil du Japon.
Ce fut quelques heures de matchs agréables, et Uncle Foo est un redoutable adversaire!
http://www.youtube.com/watch?v=Cscc16e1x9k

Nous terminons l'après midi par un double comique, et promettons de nous retrouver dans quelques jours.

mercredi 5 octobre 2011

Kuala Lumpur, Malaisie

Après un début difficile (24 heures d'attente dans l'aéroport),nous survolons la Malaisie, et comprenons pourquoi elle est surnommée l'île verte: des palmiers à perte de vue, où se dressent des buildings qui dénotent la présence des villes.
Nous voici dans la capitale malaise.
http://www.youtube.com/watch?v=DF-j6tRBVco
 Le choc est énorme: on laisse un Sri Lanka où tout est à développer, et on arrive dans une ville cosmopolite d'un modernisme effréné.
Après de nombreuses recherches, nous finissons par trouver un hôtel. En effet, difficile de concilier accessibilité, un minimum de confort et le budget!
Nous nous retrouvons donc dans Jalan Petaling, au mileu de Chinatown, dans la rue du principal marché nocturne de KL. A 10 heures le matin, les stands sont montés, et ils le resteront jusqu'à 4 heures du matin, le lendemain.

 Les vendeurs de fruits (mangues, fruits du dragon, jack fruit, mangoustans), se mêlent aux vendeurs de jus de canne à sucre (super sucré...délicieux!!) ou de soja (excellent aussi),














 au vieux chinois qui passe la nuit à confectionner ses petites crêpes épaisses à la noix de coco, ou à celles, plus grandes et découpées, fourrées aux graines de sésame et de morceaux de cacahuètes.

 Des marrons sont braisés dans des grains de café, mais le goût n'est pas différent des nôtres; et puis, il y a cette viande orange de porc ou de poulet, aux formes géométriques, séchée, et très peu appétante mais les chinois en ont l'air très friands.














Mais, le gros du marché de Jalan Petaling sont les vendeurs de contrefaçons diverses et variées: montres de luxe, vêtements et chaussures de sport, sacs en cuir de luxe, parfums....
Sur 5 mètres de large, les stands sont si rapprochés (rangées de 4), que la distance entre deux, permet juste à deux personnes de se croiser.

Au milieu de tout cela, on trouve des gargotes ou des petites stands de rue qui permettent de se restaurer: ici du riz au poulet, là des nouilles aux crevettes, un peu plus loin un buffet de plats tous inconnus et étranges. On finit par en choisir quelques-uns, au hasard de leur aspect visuel; la surprise est parfois bonne, parfois pas terrible.
Ce qui est frappant, est de voir la diversité des genres où la mini jupe côtoie la burka, et tout semble normal: pas de regards désapprobateurs. Il est aussi étonnant ce mélange des couleurs de peau: le chinois très pâle, les hindous très foncés à la limite du noir, et tous les intermédiaires. On remarque que la religion musulmane est très présente, avec là aussi toute une diversité: la femme peut être juste voilée et habillée à l'européenne, ou peu porter la djellaba ou encore une burka où seul le regard se voit (elles portent même des gants noirs).
Le lendemain nous décidons d'aller visiter LE marché artisanal de KL: Sentral Market:
Des stands de vannerie, de batik, de laques, de statues de Bouddhas (chinois, thais...), des masques, des cerfs-volant. Et puis...un grand bassin dans lequel nageaient des centaines de petits poissons qui avaient pour profession: Docteurs!!!
Sans hésitation (sauf quelques minutes pour Angela), nous voilà pantalons relevés et faisant trempette des pieds dans le bassin. Le rôle de ces poissons est pour notre plus grand plaisir de nous débarrasser de toutes nos peaux mortes qui constituent leurs repas. Quelle sensation étrange de se faire manger... Un mélange de chatouilles, d'appréhension et de légers mordillements. Au final, c'était très agréable, et leur action a été très efficace. On se promet de le refaire!
http://www.youtube.com/watch?v=YZyc17sLVcI

Kuala Lumpur est une ville très moderne et même son métro: sky-train est accessible en fauteuil. Mais en observant les regards des utilisateurs du métro, qui s'arrêtent pour regarder, nous comprenons que ces installations ne doivent pas servir souvent...

Nous en profitons pour aller visiter les Tours Petronas. Les twins towers sont le symbole du modernisme de la ville avec leurs 88 étages et sont une des tours les plus hautes au monde: 452m. C'est un immense centre commercial, mais aussi des bureaux (le pétrolier Pétronas et la station de télévision Al-Jazira), un palais des congrès et salle de concerts. Là encore on voit l'importance qu'a l'islam dans ce pays, car les tours sont divisées en 5 parties, ce qui rappelle les 5 piliers de l'islam, et les mats de 63m, les minarets des mosquées.


Nous en ressortons complètement étourdis par l'étalage de toutes ces boutiques de luxe, ce fourmillement d'individus, et ce brouhaha continu. On se dit que nous étions probablement au milieu de l'élite malaise; nous retrouvons notre chinatown avec plaisir!