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lundi 10 octobre 2011

Malaisie Pong

Nous avons rencontré deux autres pongistes : Asila et David, je sais maintenant qu’ils forment les équipes masculine et féminines nationales, avec Clancy,  Uncle Foo et Bathma.

A force d'entraînements, je m'améliore.....
Tonton fou-fou n'en revient pas!!
http://www.youtube.com/watch?v=zuYWA0HSTmM
Bathma nous a fait rencontrer Christina, professeur universitaire à Kuala Lumpur ; et qui, à ses heures creuses, essaie d’organiser les compétitions, les rencontres sportives internationales (ils sont allés 2 fois au Japon, et vont partir en Novembre en Indonésie. Et, elle est en plus leur entraîneur !

Chaque fois on nous réserve un accueil très chaleureux.  On se sent comme chez nous et on a cette étrange impression de se connaitre depuis longtemps.  Bathma est une femme bourrée d’énergie et ses grands yeux verts-noisette illuminent son visage. Quant à Christina, on sent la femme intelligente derrière son côté simple et avenant. Nous avons beaucoup de chance de les avoir rencontrées. On remercie encore une fois Béatrice de la fftt !!

Nous avons partagé un repas avec Bathma et Christina, et peu à peu la structure de leur club et des qualifications pour les équipes nationales prennent forme. Ils ont très peu d’aides gouvernementales, ce sont les sponsors (firmes nationales, comme les banques) qui prennent le relais.

Il apparaît nécessaire qu’un lieu fixe  d’entraînement soit trouvé ; en effet, certains joueurs semblent assez individualistes (« je ne veux pas ce coatch » ou encore « je veux jouer à tel endroit »)…

Les joueurs sont aussi atomisés dans la ville et dans la région : chacun s’entraîne à sa façon, et quand il le veut. Le fait d’avoir un lieu, des jours et des heures d’entraînements, un ou plusieurs coatchs, devraient donner un esprit d’équipe qui manque, et aussi augmenter le potentiel des joueurs.

Bathma comme Christina sont deux femmes très actives dans leurs domaines, et nous avons eu et allons avoir un planning chargé de rencontres « pongistiques ».

C’est aussi une manière de connaître la Malaisie par un autre côté de la lorgnette ; on apprend aussi beaucoup autour des conversations entre deux matchs.

Par exemple qu’il n’y a pas en Malaisie que des écoles riches, il y a aussi des écoles pauvres (Tamouls), dont les enfants prennent le bateau pour s’y rendre. Une nouvelle piste pour nous…. A suivre .

jeudi 6 octobre 2011

Malaisie-ping

Par Beatrice P.  de la FFTT, j'ai pu être en contact avec Christina qui vit en Malaisie, qui m'a mis en relation avec Bathmavathi

, qui joue en fauteuil roulant. Nous prenons rendez-vous, et nous nous retrouvons à Amscort Mall, qui est un immeuble prévu pour être un hôtel, transformé en appartement, avec au rez de chaussée une galerie commerciale. Au 11eme étage, une salle de sport et une table de ping.
Bathma a invité 2 de ses amis, aussi en fauteuil roulant, qui jouent au ping.
                                                                                   
 Il y a Clancy ...


et Uncle Foo...










Comme il est aux environs de 12 heures, et qu'ils sont affamés, nous mangeons un bout dans un snac de la galerie marchande: un moyen agréable de faire connaissance avant la confrontation sportive!
Ils se regroupent régulièrement pour des entraînements, mais ne sont pas affiliés à une Fédération. Ils n'ont pas encore crée un club... J'en saurai plus la prochaine fois que je les rencontrerai.
 Il y a quelques mois, ils ont reçu des joueurs en fauteuil du Japon.
Ce fut quelques heures de matchs agréables, et Uncle Foo est un redoutable adversaire!
http://www.youtube.com/watch?v=Cscc16e1x9k

Nous terminons l'après midi par un double comique, et promettons de nous retrouver dans quelques jours.

mercredi 5 octobre 2011

Kuala Lumpur, Malaisie

Après un début difficile (24 heures d'attente dans l'aéroport),nous survolons la Malaisie, et comprenons pourquoi elle est surnommée l'île verte: des palmiers à perte de vue, où se dressent des buildings qui dénotent la présence des villes.
Nous voici dans la capitale malaise.
http://www.youtube.com/watch?v=DF-j6tRBVco
 Le choc est énorme: on laisse un Sri Lanka où tout est à développer, et on arrive dans une ville cosmopolite d'un modernisme effréné.
Après de nombreuses recherches, nous finissons par trouver un hôtel. En effet, difficile de concilier accessibilité, un minimum de confort et le budget!
Nous nous retrouvons donc dans Jalan Petaling, au mileu de Chinatown, dans la rue du principal marché nocturne de KL. A 10 heures le matin, les stands sont montés, et ils le resteront jusqu'à 4 heures du matin, le lendemain.

 Les vendeurs de fruits (mangues, fruits du dragon, jack fruit, mangoustans), se mêlent aux vendeurs de jus de canne à sucre (super sucré...délicieux!!) ou de soja (excellent aussi),














 au vieux chinois qui passe la nuit à confectionner ses petites crêpes épaisses à la noix de coco, ou à celles, plus grandes et découpées, fourrées aux graines de sésame et de morceaux de cacahuètes.

 Des marrons sont braisés dans des grains de café, mais le goût n'est pas différent des nôtres; et puis, il y a cette viande orange de porc ou de poulet, aux formes géométriques, séchée, et très peu appétante mais les chinois en ont l'air très friands.














Mais, le gros du marché de Jalan Petaling sont les vendeurs de contrefaçons diverses et variées: montres de luxe, vêtements et chaussures de sport, sacs en cuir de luxe, parfums....
Sur 5 mètres de large, les stands sont si rapprochés (rangées de 4), que la distance entre deux, permet juste à deux personnes de se croiser.

Au milieu de tout cela, on trouve des gargotes ou des petites stands de rue qui permettent de se restaurer: ici du riz au poulet, là des nouilles aux crevettes, un peu plus loin un buffet de plats tous inconnus et étranges. On finit par en choisir quelques-uns, au hasard de leur aspect visuel; la surprise est parfois bonne, parfois pas terrible.
Ce qui est frappant, est de voir la diversité des genres où la mini jupe côtoie la burka, et tout semble normal: pas de regards désapprobateurs. Il est aussi étonnant ce mélange des couleurs de peau: le chinois très pâle, les hindous très foncés à la limite du noir, et tous les intermédiaires. On remarque que la religion musulmane est très présente, avec là aussi toute une diversité: la femme peut être juste voilée et habillée à l'européenne, ou peu porter la djellaba ou encore une burka où seul le regard se voit (elles portent même des gants noirs).
Le lendemain nous décidons d'aller visiter LE marché artisanal de KL: Sentral Market:
Des stands de vannerie, de batik, de laques, de statues de Bouddhas (chinois, thais...), des masques, des cerfs-volant. Et puis...un grand bassin dans lequel nageaient des centaines de petits poissons qui avaient pour profession: Docteurs!!!
Sans hésitation (sauf quelques minutes pour Angela), nous voilà pantalons relevés et faisant trempette des pieds dans le bassin. Le rôle de ces poissons est pour notre plus grand plaisir de nous débarrasser de toutes nos peaux mortes qui constituent leurs repas. Quelle sensation étrange de se faire manger... Un mélange de chatouilles, d'appréhension et de légers mordillements. Au final, c'était très agréable, et leur action a été très efficace. On se promet de le refaire!
http://www.youtube.com/watch?v=YZyc17sLVcI

Kuala Lumpur est une ville très moderne et même son métro: sky-train est accessible en fauteuil. Mais en observant les regards des utilisateurs du métro, qui s'arrêtent pour regarder, nous comprenons que ces installations ne doivent pas servir souvent...

Nous en profitons pour aller visiter les Tours Petronas. Les twins towers sont le symbole du modernisme de la ville avec leurs 88 étages et sont une des tours les plus hautes au monde: 452m. C'est un immense centre commercial, mais aussi des bureaux (le pétrolier Pétronas et la station de télévision Al-Jazira), un palais des congrès et salle de concerts. Là encore on voit l'importance qu'a l'islam dans ce pays, car les tours sont divisées en 5 parties, ce qui rappelle les 5 piliers de l'islam, et les mats de 63m, les minarets des mosquées.


Nous en ressortons complètement étourdis par l'étalage de toutes ces boutiques de luxe, ce fourmillement d'individus, et ce brouhaha continu. On se dit que nous étions probablement au milieu de l'élite malaise; nous retrouvons notre chinatown avec plaisir!

mardi 27 septembre 2011

BILAN DU SRI LANKA (par Tess et Donovann)



C’est une île d’environ dix millions d’habitants, 600 km de long, très proche de l’Inde. Les habitants sont très souriants. Il fait toujours chaud car la température ne descend jamais en dessous de 18 degrés (et ça c’est dans les montagnes !!). La chaleur est d’environ 30°C et elle est très humide. Les vêtements collent à la peau, ce qui est désagréable et on aime bien la douche le soir !!


Portrait physique des Sri Lankais

Ils sont plutôt petits et on a l’impression d’être grands. Ils ont la peau foncée mais il y a des différences : certains sont mats et d’autres presque noirs. Leurs cheveux sont noirs. Les femmes ont de longues nattes, souvent jusqu’aux hanches, parfois jusqu’aux genoux. Certaines ont les cheveux plutôt raides et d’autres crépus. Ils adorent les personnes à la peau blanche (moi, Tess je fais un malheur !!). Les femmes ne sont pas maquillées.


L’habillement

Les hommes portent le Sarong qui est une jupe-paréo ou sont habillés comme nous. Tout dépend de ce qu’ils font dans la journée.

Les femmes sont aussi habillées comme nous mais sans montrer leurs jambes (jupes au dessous du genou et pas de hauts à bretelles, les épaules sont couvertes). Elles portent aussi le Sari. C’est un long tissu de plusieurs mètres qu’elles entourent autour d’elles.

Ils marchent beaucoup pieds nus, et pas uniquement à la maison ! Mais aussi dans les rues, dans  les restaurants et les marchés. Les femmes se promènent avec un parapluie : ce n’est pas qu’il pleut, mais elles se protègent du soleil !  


La langue et l’école

Il y a 2 langues différentes parce qu’il y a 2 peuples différents : les Cinghalais (90%) et les Tamouls (10%). Ces peuples ont été souvent en guerre l’un contre l’autre et la dernière guerre s’est terminée il y a 2 ans. A l’école, les enfants ne sont pas séparés, ils vont dans la même école mais ne sont pas dans la même classe ! Ils se retrouvent en classe d’anglais. Ici tout le monde parle anglais parce que le Sri Lanka a été occupé il y a 150 ans par les britanniques. Beaucoup le parlent mais ne savent ni l’écrire, ni le lire.

Les enfants, à l’école, portent des uniformes. Les garçons ont des culottes courtes ou des pantalons et une chemise à manches courtes. La couleur est le  blanc. Et surtout, ils portent une cravate de couleur plus foncée (noire, bleue marine ou rouge). Les filles ont des robes ou des jupes blanches et portent aussi une cravate quand la robe a un col. Elles sont toutes coiffées avec deux tresses. Dans les photos ils n’ont pas de cravate, parce qu’ils l’ont enlevée à la sortie des classes.










La religion

C’est le bouddhisme. Ils  sont très croyants et vont au temple très souvent. Dans ces temples, il y a des dieux hindous (ils ont souvent plusieurs bras et la peau bleue) et des bouddhas. Ils apportent des fleurs de lotus et des fruits en offrande. Ils brûlent des bougies, de l’encens et même des noix de coco qu’ils cassent ensuite. Ils prient et apposent leur pouce enduit d’une poudre blanche sur le front pour porter bonheur. 

Ce que l’on mange

Les Sri Lankais ont un plat unique à variantes : le riz au curry. Cela peut-être le riz au curry aux légumes, au poulet, au poisson, à l’ananas ….  Le problème c’est que c’est très épicé et qu’on a la bouche en feu. Ici les enfants sont habitués au piment !!

Au bord des routes, on peut acheter pour 35 Roupies (20 centimes) des « King coconuts » : de grosses noix de coco orange sans poil qui sont remplies de lait que l’on boit avec des pailles :hmmm !! Il y a aussi des bananes rouges (un concentré de banane !!!) et du miel qui ne vient pas des abeilles mais du suintement de la fleur d’un cocotier. C’est sirupeux comme le miel mais le goût est différent. On mange aussi beaucoup de fruits tropicaux comme la mangue, la papaye, de l’ananas et de l’avocat. C’est trop rigolo, ici, on mange l’avocat en dessert (une purée sucrée) ! c’est trop bizarre.


Les animaux

On voit beaucoup de chiens et de vaches errants. Les vaches sont sacrées comme en Inde mais les chiens sont souvent abandonnés, maigres et malades. Cela nous fait de la peine.

On  rencontre beaucoup d’écureuils et de singes en liberté mais aussi des varans à langue noire, très longue et fourchue. Certains font peur : ils font 2 mètres de long et sont dangereux. On a croisé des éléphants (en liberté mais aussi enchainés pour le travail : ils transportent des troncs d’arbres), des cobras avec son charmeur et des bufflonnes dans les prés.









Les moyens de transport

Il y a des « Tuk-Tuks » partout. C’est une petite voiture à trois roues avec un guidon de mobylette. On peut y rentrer à 4 et il n’y a pas de vitres, ni de portes. On l’appelle comme ça

parce que c’est le bruit qu’il fait.

Il y a de grands bus qui roulent très vite. Pour gagner du temps, les gens y montent et descendent même quand ils roulent. Il y a tellement de personnes dedans qu’ils sont serrés comme des sardines !  Ca klaxonne dans tous les sens et ils ne respectent pas le code de la route !! Parfois, cela fait vraiment peur !

Il y a aussi des trains qui roulent très lentement (50 km/h) mais on ne les a pas essayés.


Coût de la vie

Le salaire moyen est de 40 euros par mois. Avec 150 roupies (1 euro) on peut acheter 3 kilos de petites bananes jaunes, 1 balai, 4 ou 5 grosses noix de coco à boire.
Un plat au restaurant coûte environ 3€, mais c’est au restaurant, car on peut manger des petits beignets aux légumes ou à la viande, à des marchands ambulants dans la rue, pour 5 roupies !!



Voilà, c’était notre premier pays, on espère vous avoir donné envie d’y aller aussi. Nous on ouvre bien grands nos yeux. Mais l’école nous manque, et travailler avec papa et maman ce n’est pas toujours rigolo



Tess et Donovann



Ps: une petite phrase en anglais, à traduire

We like SRI LANKA. It’s our first step. After we will go to Malaysia.

De Polonnaruwa à Kandy

Les sentiments se mélangent lorsque l’on parcourt tous ces vestiges de palais avec ses thermes et toutes ses dépendances, de temples et de monastères. Ils datent de près deux millénaires et  sont classés pour la plupart au patrimoine de l’Unesco. Sous un soleil de plomb, nous foulons ces traces et on prend conscience de l’importance de l’histoire et du passé.

Namal ne tarit pas sur les anecdotes, il connait bien son sujet  et  rend le parcours plus intéressant pour les enfants. On se brûle encore et encore les pieds sur le sable qui conduit aux temples mais on se sent bien face à Bouddha !

Nous finirons par un safari dans la terre des éléphants : une magnifique expérience pour les enfants…et pour nous ! Bernard devant avec le chauffeur et nous derrière et debout dans la jeep, nous parcourons des hectares où les éléphants vivent en liberté. Si la jeep  a le malheur de s’approcher trop près, quelques pachydermes nous préviennent en grattant le sol. Je ne sais pas si les enfants ont ressenti ce que nous avons ressenti mais nous admirons ce tableau qui contraste avec les éléphants au travail croisés quelques jours auparavant, et qui  nous faisaient peine. Ce qui est touchant c’est de voir les petits éléphanteaux tétant leur mère. Ils sont si petits mais déjà bien protégés par le groupe. C’est presque gênant d’être là et de déranger la nature. Le cadre est tellement beau, savane avec un lac peuplé de pélicans, de cormorans et de hérons, et en fond la jungle que les photos ne peuvent être que magnifiques.

Ce soir-là, nous reviendrons sur nos pas après un changement de programme. En effet, Namal nous propose de revenir sur Kandy ; nous avons fait le tour du triangle culturel et des anciens cities, nous rentrons avec lui.

Nous quittons Polonnaruwa vers 17h 30 ; la nuit ne tarde pas à tomber. Nous connaissions la circulation de jour, nous allons découvrir celle de nuit…

Les règlent changent : certains « véhicules » n’ont pas de feux de position : les piétons bien sur, mais aussi, les vélos, les cyclos, les tuk tuk, les camions !!!  Seuls les bus sont éclairés…

Evidement, aucune route n’est éclairée ; et en ville quelques néons blafards nous font apercevoir des cyclistes suicidaires.

Ce ne sont plus les plus gros qui ont raison, mais les plus fous ! En fait c’est Mad Max, je suis l’aiiiigle de la rouuttte….. 

Après 5 heures de terreur, nous retrouvons Kandy avec plaisir …!  Et nos habitudes.

Après quelques jours à Kandy, voilà, c’est la fin de quelque chose, mais aussi les prémisses d’une nouvelle expérience . Kandy reste pour nous le site que nous avons préféré au Sri Lanka ; nous sommes souvent restés contemplatifs devant le lac et le temple de la Dent, avec son toit doré. Nous cherchions sans doute à arrêter le temps…. Mais Kandy a aussi été une belle rencontre avec Namal. Il nous a invités à diner chez lui, avec sa sœur dont le mari travaille au Qatar et sa nièce de 7 ans. Pourtant, sa maison est très pauvre, elle est située dans les hauteurs de Kandy, presque dans la jungle. Un énorme avocatier surplombe sa maison en planches. C’était très agréable et très humain ; les enfants se sont échangés de petits présents. Ce matin, quand nous sommes partis, nous avions tous le cœur gros de quitter Kandy et Namal. Il était là, les larmes pas loin, et nous a donné à chacun un petit cadeau. Nous lui souhaitons une belle vie et de rencontrer la femme de sa vie (il a 30 ans et la cherche désespérément).

Pour ceux qui seraient intéressés par un conducteur de tuk tuk, de van et un guide hors pair au Sri Lanka, nous lui faisons sa pub : son tel : 0094 (indicatif pays) (0)77 66 18 292. Nous en plus nous avons son adresse..

De Anudhapura à Sigiriya

Nous quittons Anuradhapura sous un franc soleil. Les heures passent ; notre route pour Sigiriya devient de plus en plus chaude. Une douce torpeur nous envahit ; tout autour de nous ralentit.

Très régulièrement au bord de la route des checks points aussi endormis que les vaches en liberté nous regardent passer langoureusement (heu… ce sont les vaches qui ont un regard langoureux). On a du mal à faire la différence entre les policiers, les militaires et la police militaire…

Ces checks points sont les vestiges de la guerre civile qui finalement s’est terminée il y a seulement 2 ans.

Nous sommes parfois ralentis par des travaux : ici, un tronçon de route est refait : ce sont pour la plupart des femmes, qui, armées de pelles remblaient… Elles sont très vêtues malgré les 35°, et en plus elles portent le gilet fluo, un casque et une écharpe pour la poussière. Le SMIC au Sri Lanka est d’environ 40€.

De drôles de « véhicules » nous ralentissent : le chaînon manquant entre la tondeuse à gazon et le mini tracteur (moins de 80cm de haut) ; une remorque plate y est attelée, et sa vitesse frise bien les 15 Km/h ! Son nom : le pako-pako (c’est exactement le bruit que ça fait en roulant).

Namal nous a trouvé un hôtel pour passer la nuit. Nous devenons nomades ; demain nous continuerons pour Polonnaruwa.

Début d’AM, le van nous amène à Sigiriya : c’est un bouchon de lave d’un volcan éteint. Ce rocher pourrait avoir été habité depuis la préhistoire. Les femmes bien en chair figurant sur les fresques anciennes seraient la représentation de Tara, importante déesse du bouddhisme Mahayana.

Depuis 1982, Sigiriya est sur la liste du patrimoine mondial. Notre billet du triangle culturel nous en autorise l’accès. L’ascension commence. Après les fresques, le mur du miroir de 3m de haut. Ses graffitis intéressent les chercheurs : en effet, ils datent du IVe au XIVe siècle (développement de la langue, de l’écriture et critiques de l’art et de la beauté).
Le chemin débouche ensuite sur deux énormes pattes de lion (son corps assis a disparu). Enfin, le sommet et sa dalle en pierre lisse (le trône du roi). On observe la jungle autour comme devait le faire le Roi Kassapa il y a 1500 ans.

Les enfants ont gravi les 1200 marches pour monter au sommet du rocher ; bravo !!  Ils ont fait leur EPS de la semaine, lol !!

mercredi 21 septembre 2011

Rencontre avec Namal

Ce jour-là, avec les enfants nous décidons de marcher et de nous diriger vers la ville. Envie de flâner,   de regarder et de sentir. On regarde les balayeurs… la main d’œuvre est à revendre ici et il n’est donc pas rare de voir des hommes balayer le goudron pour ramasser les feuilles mortes et les fleurs fanées  tombées la veille ou la nuit, un éternel recommencement!  Nous croisons des prisonniers condamnés à des travaux d’intérêts généraux qui désherbent le bas côté quand nous sommes abordés par un tuk-tuk. Il veut nous descendre en ville parce que c’est son chemin. Méfiante, je lis le carnet qu’il me tend, une sorte de « livre d’or » qui comporte les témoignages dans de nombreuses langues de tous les touristes qu’il a croisés. Il gagne notre confiance et le voici notre chauffeur jusqu’à Anadhapura et pendant quelques jours pour un circuit que nous avons décidé dans le nord.  

Je vous présente donc Namal, 30 ans et cinghalais. Conducteur de Tuk-Tuk depuis l’âge de 15 ans, il possède aussi un van. Il est fan de reggae et il met la musique à fond pendant les voyages. http://www.youtube.com/watch?v=t3i7UQReX3M

 Namal n’est pas marié (histoire d’amour qui a duré 6 ans, qui a mal tourné et dont il a du mal à se remettre) et il s’occupe de sa mère veuve depuis 15 ans. A travers lui, nous découvrons son pays et ses coutumes. Il nous a fait goûter les bananes à peau rouge : hummm quel  délice, bien meilleure que les jaunes, un goût plus prononcé et un fruit plus charnu.

Arrêt à un jardin d’épices à Matale où les enfants découvrent l’état naturel de certaines épices et d’autres plantes tropicales comme le  clou de girofle, la vanille, le gingembre, le café, l’aloès vera, la cannelle, la cardamone et la noix de muscade. Après avoir bu un thé offert aux épices (cannelle, cardamone, gingembre et vanille…les enfants ont adoré !), nous en achetons. Nous entrons dans le van et Namal nous tend le pourcentage qu’il vient de toucher grâce à notre achat : stupéfaction !

Après une bonne nuit de sommeil (pas de réveil à 5 heures du mat par les chants bouddhiques !!), nous voilà partis pour toute une journée de découverte des Stupas de Anadhapura. Les Stupas sont des Dagobas qui contiennent des reliques. Elles sont en briques et recouvertes de plâtre. Elles datent du 2ème et 3ème siècle  et certaines sont presque aussi hautes que la pyramide de Khéops. Nous ne pouvons pas entrer dans les Stupas mais visitons les temples qui les entourent. Un mélange de Dieux Hindous et de Bouddhas en parfaite harmonie et parfois une représentation de  la bataille entre un roi Tamoul et un roi Cinghalais, tous deux juchés sur un éléphant (le Cinghalais vaincra).


Entre deux visites : le van où les enfants parfois se chamaillent et où nous nous entendons dire par Donovann qu’il déteste Tess et qu’il lui casserait bien une noix de coco sur la tête…heureusement, cela ne dure que 2 minutes !

Et puis ce fut la visite de l’arbre sacré de la Bodhi, arbre de deux millénaires (le plus ancien du monde) issu d’un rameau amené d’Inde par une princesse qui a apporté aussi les enseignements bouddhistes au Sri Lanka . Namal tenait absolument à ce que Bernard  y soit : nous comprendrons plus tard pourquoi…Il nous explique que l’arbre de la Bodhi peut faire de nombreux miracles et nous nous trouvons, guidés par lui, à accomplir certains gestes. Namal, les enfants et moi sommes conviés à faire trois tours du temple et de l’arbre en portant  chacun un récipient rempli d’eau. Il nous explique qu’il faut prier. Les enfants sont concentrés et je m’aperçois de l’importance du geste lorsque Donovann me glisse entre deux tours : « tu crois que papa peut remarcher un jour ?», à cette question, je réponds que c’est Bouddha qui décidera mais que l’on peut aussi prier pour que papa soit heureux encore pour longtemps…la réponse a eu l’air de lui plaire.  Les regards des fidèles sont étonnés mais respectueux. Nous finissons nos tours et allons placer nos mains sur un élément orné de drapeaux de prières  tout proche de l’arbre et prions puis un  ordonnateur nous appose son pouce plein de poudre blanche sur notre front et nous entoure le poignet droit avec des ficelles blanches. Enfin, Namal achète de l’huile de coco, des mèches et de l’encens. Notre trace circulaire blanche sur le front, nous remplissons chacun notre tour une petite coupelle de terre et nous l’allumons. Nous en allumerons neuf au total. L’encens brûlait encore lorsque nous sommes partis. A notre retour, Bernard a eu doit aussi à son empreinte sur le front et à son bracelet.