Bounpane nous raconte une légende qu’il affectionne particulièrement :
Il était une fois un vieillard qui captura une partie du soleil pour donner le feu à son peuple. Il s’appelait « Pougneu ». C’était un temps où pour lutter contre une période très froide, les laotiens étaient condamnés à courir après le soleil du soir au matin pour se réchauffer. Le vieillard était désespéré devant cette situation mais un matin il croqua dans un des fruits de ce grand arbre au pied de la cascade et il eut l’idée de capturer une partie du soleil. Les laotiens étaient heureux mais Dieu ne l’était pas. Ce dernier voulut punir Pougneu : il fit rejaillir le feu dans le ventre du vieillard qui se transforma en volcan. On raconte qu’aujourd’hui encore, il proteste par des éruptions ici ou là.
Dans le village, il ne reste plus que 2 jeunes mâles d’environ 25 ans et des femelles plus vieilles qui n’acceptent pas la reproduction. Il n’y a donc pas de naissance d’éléphanteaux et la population d’une vingtaine d’éléphants est condamnée à disparaître.
Asa serait un bonze qui aida son peuple à combattre les siamois. La bataille fut perdu et ce temple fut construit pour lui rendre hommage.
Le site est très étrange : des roches volcaniques au sol, une végétation très sèche et au milieu de tout ça des frangipaniers en fleurs sans les feuilles et des colonnes d’ardoises et de briques surmontées de dalles composant un rectangle de 180 m de longueur sur 50m de largeur. Une impression d’intemporalité se dégage de cette scène.
Nous n’avons pas la chance de voir travailler les villageois car cette journée a été dédiée au nettoyage des jardins avant la saison des pluies qui semble arriver plus tôt cette année. Bounpane nous explique que tous participe à cette activité secondaire après le riz : hommes et femmes. Les enfants font leur apprentissage sans s’en rendre compte au contact de leurs aînés.
Plusieurs ateliers sous les maisons en pilotis sont visibles et nous nous arrêtons à l’un d’entre eux où une femme nous accueille.
Un nid de guêpe est suspendu pour éloigner les mauvais esprits de la maison (car les mauvais esprits ont peur des guêpes !). C’est une coutume qui est pratiquée dans beaucoup d’habitations laotiennes en dehors de cette ethnie.
Cette femme entourée d’enfants boit de l’eau conservée dans des calebasses. A ce moment là, je pense à mon grand-père qui lui aussi transportait son eau ainsi…
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