Nous voici dans le centre du Viet Nam après une heure de vol où nous avons été pas mal secoués. Le temps est plus frais avec ses 25°C et la pluie est au rendez-vous avec des petites averses régulières. Mais après avoir pas mal transpiré à Ho Chi Minh, cela nous va bien!
Bernard navigue non pas sur les trottoirs, qui sont pour la plupart impraticables (on commence à en avoir l’habitude…) mais sur le goudron au milieu des deux roues. Les maisons sont magnifiques et même leur crépi sale n’efface pas la beauté architecturale des édifices. Les toits sont recouverts de tuiles Yin et Yang : un rang Yin concaves, et un rang Yang convexes ; le faîte du toit est incurvé.
Au milieu des maisons, des temples et ils sont nombreux, pas forcément grands. Le travail des sculptures est minutieux, des serpents et des dragons naviguent sur le toit et on pourrait même compter leurs écailles ! Des oiseaux donnent l’impression de vouloir prendre leur envol et des branches d’arbres s’échappent. C’est aérien, voluptueux et même le mobilier à l’intérieur est imposant : fauteuils et tables sont sculptés comme s’ ils avaient été taillés dans la masse.
Au fil des rues certains artisanats sont visibles comme le travail du bois pour sculpter des Bouddhas, ou la fabrication de toutes sortes de lanternes et de lampions. Nous sommes attirés par la broderie sur soie. Un dessin est esquissé sur la soie et le tissu est alors tendu sur un métier à broder. Une jeune femme prépare son aiguille en doublant son fil et patiemment brode de l’extérieur du dessin vers l’intérieur et des contours vers le centre. Le résultat quand il est éclairé est vraiment réussi puisque la brillance de la soie donne vie au tableau.
Mais l’activité principale est le tourisme et ce sont donc des quantités de magasins les uns à côté des autres qui rythment la rue. En fait les vieilles maisons coloniales sont devenues des commerces et principalement des tailleurs, près de 400 dans la petite ville de 120 000 habitants : C’est incroyable !! Ils vous fabriquent la robe, la jupe, la chemise ou le costume sur mesure en un temps record, et avec le tissu que vous aurez choisi !! On comprend bien que Hoi An ait besoin du tourisme mais quel dommage…L’activité de l’homme fait perdre toute l’authenticité qui transpire des bâtiments. On en attrape même le fou rire en voyant les vélos transportant les touristes, circuler à la queue leu leu dans les rues piétonnes !!
Mais Hoi An ne nous a pas pour autant déçus …
En parcourant une des rues principales, « Tran Phu », nous découvrons le musée de la céramique où sont exposées des pièces d’inspiration japonaise et d’inspiration chinoise datant pour les plus anciennes du XVIIème. Et là, stupeur !! Moi, qui connais bien la céramique portugaise, la ressemblance est frappante avec celle datant de la même époque. Même le ton de bleu utilisé, ressemble au lusitanien. Alors, qui est à l’origine ?
Un peu plus loin, le musée de l’histoire et de la culture de Hoi An. Avec les enfants, on parcourt des panneaux explicatifs et on découvre que les habitants Chams de la période Champa dés le IIème siècle vivaient déjà de la culture du riz, de la ferronnerie et des bijoux. Les enfants découvrent les objets : un brûleur d’encens du XVIIIème qui servait aussi à brûler les petits papiers sur lequels le fidèle inscrivait ses vœux, des volets complètement sculptés d’une vieille maison (je veux les mêmes!!! rire) ou bien encore des grosses cloches que l’on fait sonner pour attirer le bonheur.
Pour ma part, je suis « indienne »parraît-il….lol. La vie ne s’arrête pas pour autant autour de nous
Puis, le monde s’organise : la vendeuse de beignets déploie un petit auvent .au-dessus de son stand tout en tournant les beignets qui sentent si bons ( à la banane, à la noix de coco ,et donuts), les vélos pédalent avec le parapluie, la moto sort son beau ciré parfois blanc à pois rose (même les garçons : eh ouiii !!!!) et des seaux pullulent sous les gouttières des bâches pour récupérer l’eau. Nous, on décide finalement de rentrer sous la pluie battante qui n’a pas l’air de vouloir cesser. On est aussi trempé dehors que dedans car question respiration l’imperméable, c’est pas ça !! Espérons que la pluie s' arrêté demain.
Que c'est beau, et que c'est bien décrit !
RépondreSupprimerSu
toujours aussi plaisant ces récits, encore Angela
RépondreSupprimerje suis déjà en vacances
cécile, célia